Par
Brian Le Goff
Publié le
2 déc. 2025 à 13h02
Ils veulent faire entendre une nouvelle fois leurs difficultés. À Rennes, mardi 2 décembre, en début de matinée, une vingtaine de manifestants se sont rendus devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale d’Ille-et-Vilaine (DSDEN 35), près de l’hôtel Pasteur, dans le centre-ville.
« On peut les jeter à n’importe quel moment »
Parmi eux, enseignants, AED et AESH, soutenus par quelques étudiants, ont manifesté avec des banderoles et sollicité un entretien avec un responsable de la DSDEN pour demander un meilleur statut des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap), des AED (assistants d’éducation) et enseignants contractuels. « Ces derniers sont mal payés et, en plus, on peut les jeter n’importe quand », déplore Clément Cordier, enseignant et secrétaire départementale de Sud Éducation.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la journée interprofessionnels de grève lancée à l’appel de l’intersyndicale. Une manifestation est par ailleurs prévue à 13h, ce mardi, au départ de la place de la République à Rennes.
« Il y a des pénuries de moyens »
« On est dans la continuité du mouvement amorcé le 10 septembre. Face au budget d’austérité voulu par le gouvernement. Il y a des pénuries de moyens, avec des fermetures de classes et une énorme sous-dotation en AESH, qui entraînent des conditions de travail dégradées pour les enseignants qui doivent gérer leur classe et le cas d’élèves en difficulté », détaille Clément Cordier.
On nous parle de baisse démographique pour justifier la baisse des moyens. Déjà, c’est quelque chose qui est moins vrai dans le département d’Ille-et-Vilaine. Ensuite, cette baisse devrait justement profiter aux personnels pour leur donner un peu d’oxygène.
Clément cordier
Secrétaire départementale Sud Éducation
Ainsi, le syndicat réclame une hausse des moyens avec la mise en place d’un vrai statut pour les AED, AESH, presque toujours à temps partiel, mais étalés sur les cinq jours de la semaine, et ne gagnant ainsi que 900 à 1 000 euros par mois.
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« Nous, ce que l’on aimerait, c’est avoir un statut »
C’est le cas de cet homme présent ce mardi matin. « Je suis AESH en maternelle. Au bout de sept ans, je suis à 1 000 euros. Avec seulement 24 heures rémunérées par semaine, notre temps est contraint. Nous, ce que l’on aimerait, c’est avoir un statut à temps plein incluant un temps de préparation de l’accompagnement de l’élève, comme peuvent avoir les professeurs. »
Une délégation devait être reçue au sein de la DSDEN ce mardi matin.
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