Véligo a longtemps été le vélo préféré des livreurs à domicile. Robustes, tout équipés et bon marché (20 à 40 euros par mois), les engins à assistance électriques en location proposés par Île-de-France Mobilités (IDFM) ont été massivement adoptés par ces travailleurs précaires. Problème : leur usage professionnel est formellement interdit.

Entre 2020 et 2024, les Véligo ont fait l’objet d’un « détournement », regrette Valérie Pécresse, la présidente (LR) d’IDFM. Ce succès a alimenté le vol de vélos et le trafic de batteries dérobées, puis revendues en ligne…

Une offre pour les professionnels

Malgré leur système de géolocalisation, Véligo et l’opérateur Fluow (remplacé par Cyclonova à partir de 2026) ont mis du temps à trouver la parade. « Désormais, nous avons réussi à résorber le phénomène, confie-t-on chez IDFM. Nous déplorons 15 vélos volés par mois, contre 300 en 2022. Le trafic a cessé depuis qu’il est nécessaire d’appairer la batterie avec le vélo, et que nous pouvons désactiver l’assistance électrique à distance. »

La nouvelle gamme de Véligo, disponible à partir de 2026, disposera de certains éléments renforcés pour empêcher le vol. Mais la prudence reste de mise : Véligo multiplie les messages pour rappeler aux abonnés de bien attacher leur monture. Et de bien penser à retirer la batterie lors d’un stationnement prolongé. Quant aux professionnels, ils auront accès à toute une panoplie de véhicules dédiés à la livraison, à partir de 100 euros par mois.