« Je vous informe de ma décision de démissionner de mon mandat municipal et de mon mandat métropolitain », a écrit Gaël Perdriau à Muriel Nguyen, préfète de la Loire, ce mardi.
À vrai dire, il n’y avait pas d’autre issue. Sa condamnation, assortie d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, entraîne, de fait, une perte de ses mandats. « Monsieur, vous ne pouvez plus être maire de Saint-Étienne », lui avait d’ailleurs signifié Brigitte Vernay, la présidente du tribunal, au moment du rendu du jugement.
La préfecture n’a pas encore reçu le jugement du tribunal
Ne restait plus qu’à attendre que la préfecture rédige un arrêté de démission d’office pour acter cette décision. Sauf qu’à ce jour, la préfecture n’a pas encore reçu le jugement du tribunal, nécessaire à la rédaction de l’arrêté.
Gaël Perdriau a donc décidé de prendre les devants en envoyant cette lettre. Il ne sera officiellement plus maire ni président de Saint-Étienne Métropole dès que la préfète aura accepté sa démission.