Publié le
3 déc. 2025 à 21h00
À Bois-Guillaume (Seine-Maritime), le conseil municipal du jeudi 13 novembre 2025 a débuté par une minute de silence en hommage aux 132 victimes des attentats survenus à Paris il y a dix ans, ainsi qu’aux services de Police et de secours. L’adjoint aux finances, Aurélien Behengaray, a ensuite pris la parole pour une longue intervention, afin de présenter le Débat d’orientation budgétaire 2026 (DOB), que nous vous résumons ci-dessous…
« Nous serons mis à contribution par l’État »
L’élu a présenté le rapport du « plus large, de l’international au national pour arriver sur la commune ». Il a mis tout le monde dans l’ambiance avec un contexte « politique et financier de la France compliqué. À l’échelle de notre ville, nous serons mis à contribution par l’État. On va devoir participer, mais la forme reste à définir », a prévenu l’adjoint, avant de présenter section par section les éléments qui permettront de constituer le prochain budget.
Il a annoncé pour les dépenses de fonctionnement, une augmentation de 2,73 %, principalement pour les charges de personnel, la contribution au financement du CNRACL, la retraite des fonctionnaires et la revalorisation du salaire des animateurs sur le temps de travail du mercredi :
Il n’y aura pas de création de poste en 2026. Sur les charges générales, il n’y aura pas d’augmentations significatives hormis la Délégation de service public (DSP) des crèches. Pour le reste des services, nous avons été intraitables. Nous serons sur une stabilité ainsi que pour les enveloppes aux associations et le CCAS. On s’attend toutefois à + 5 % pour le SIREST, le syndicat de restauration scolaire.
Aurélien Behengaray,
adjoint aux finances à la mairie de Bois-Guillaume.
Taux d’imposition : pas d’augmentation prévue
Pour les recettes de fonctionnement, dont 90 % des produits dépendent de la taxe foncière, Aurélien Behengaray a annoncé une non-augmentation des taux locaux, des droits de mutation similaires à 2025 et des recettes pour les services aux usagers en hausse selon l’inflation.
Côté investissements, en section des dépenses, après les chantiers de la Maison de l’enfance et le Cœur de ville, l’adjoint a annoncé qu’en 2026, l’investissement subira un fort ralentissement. « Nous paierons nos échéances de dettes sur les grands projets, soit 543 000 euros. Pour ce qui est des recettes, nous avons la chance de pouvoir continuer à percevoir des subventions des investissements précédents et la FCTVA soit 1,7 million d’euros. »
L’adjoint aux finances a parlé d’emprunt : « Ce n’est pas une option pour 2026. Du coup, on va avoir un fonds de roulement qui va se reconstituer : + 1 million d’euros selon les estimations », et de la dette, indiquant qu’elle « est le fil rouge. Elle est en nette diminution depuis 2020. Nous sommes passés de 5,6 millions d’euros au 31 décembre 2019 à 1,9 million d’euros au 31 décembre 2025. Comme nous n’envisageons pas d’emprunt en 2026, elle passera à 1,4 million d’euros ».
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L’adjoint a alors estimé que s’il n’y a pas nécessité impérieuse de faire appel aux banques, la dette s’éteindra en 2035.
« Une fin de mandat sans souffle, sans cap et sans projet », selon l’opposition
L’intervention de Marie Guguin du groupe « Marie Guguin Bois-Guillaume et vous », a le plus retenu l’attention : « Le DOB est complet sur la forme, mais inquiétant sur le fond. Il traduit une fin de mandat sans souffle, sans cap et surtout sans projet pour l’avenir de Bois-Guillaume », a dénoncé l’élue d’opposition, estimant que la majorité, pendant des années, a « dépensé sans compter »
Aujourd’hui, les caisses sont vides et les marges de manœuvre réduites. Il ne reste plus grand-chose pour investir. Ce que vous appelez fin de cycle d’investissement est simplement une gestion à courte vue. Les chiffres parlent d’eux-mêmes… ce n’est pas de la gestion, c’est de la survie. Notre groupe croit à une autre approche
Marie Guguin,
élue d’opposition
« Vous n’avez rien fait lors de votre dernier mandat »
Pour toute réponse, le maire Théo Pérez a rétorqué à son opposante : « Là, nous sommes au DOB. Nous avons reçu mandant pendant six ans pour réaliser un programme. On l’a réalisé à 100 %. Nous avons été corrects. 2026, c’est la fin d’un cycle. Il ne nous appartient pas de nous projeter au-delà. Nous avions toujours annoncé cette stratégie avec un pic d’investissements », a souligné l’élu, poursuivant, en s’adressant à son opposition : « Vous, vous n’avez rien fait lors de votre dernier mandat. Seulement laissé une dette colossale. Il faut être honnête. »
Théo Pérez a ensuite rappelé qu’en 2026, il y aura quand même des projets : 200 000 euros pour la vidéoprotection, 500 000 euros pour la rénovation énergétique ou encore la réfection des cheminements et de la mare du parc de la fontaine.
« Cela va dans le bon sens et fait consensus. Tout cela avec zéro impôt supplémentaire et une dette qui nous fait être une des communes les moins endettées de France », a souligné le maire.
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