Ils ont voulu donner leur version… Les joueurs de Nice dénoncent ce mercredi soir une volonté de minimiser les faits, des défaillance sécuritaires et un « manque de soutien », après les graves incidents survenus dans la nuit de dimanche à lundi, quand ils ont été pris pour cible par des supporters mécontents du club.
« Plusieurs de nos joueurs et dirigeants ont été directement victimes d’agressions physiques (multiples crachats et coups) et verbales », est-il écrit dans un communiqué publié sur le site internet de l’OGC Nice.
« Un manque de prise en compte de la gravité de la situation »
« Florian Maurice, Terem Moffi, Jérémie Boga et Jonathan Clauss ont notamment été pris à partie dans des conditions inacceptables », ajoutent les joueurs de l’OGCN, en réclamant « une enquête approfondie » et « la mise en lumière des responsabilités ».
« Les joueurs regrettent également le manque de prise en compte de la gravité de la situation, ainsi que le peu de soutien moral apporté, à titre individuel et public, aux joueurs victimes de blessures. », peut-on aussi lire.
Manifestement remontés, et désireux de « rétablir la vérité », ils ont notamment dénoncé « les tentatives de minimisation ou de déformation des faits par certaines personnes et organismes n’ayant pas assisté à la scène » -des parties qu’ils ne nomment toutefois pas.
« Les mesures mises en place étaient largement insuffisantes »
Alors que plus de 200 supporters en colère les attendaient au centre d’entraînement du club, au retour d’un match perdu (3-1) à Lorient dimanche, l’effectif niçois a encore dit « déplorer avec la plus grande fermeté les défaillances constatées dans l’organisation et la gestion du dispositif de sécurité ».
« Les services de police… n’ont pas procédé à la dispersion » d’un « grand nombre d’individus cagoulés, éléments clairement identifiés comme interdits sur la voie publique », « ni à une intervention adaptée à la gravité de la situation », ont-ils fustigé.
Selon eux, « compte tenu du contexte, du nombre de supporters présents et de leur virulence manifeste, les mesures mises en place étaient largement insuffisantes ».
Évoquant les arrêts de travail (ITT) de Moffi et Boga, le communiqué évoque en outre des « séquelles physiques et psychologiques, les empêchant de reprendre sereinement la compétition », en mentionnant à nouveau « Jérémie (Boga), Terem (Moffi), Jonathan (Clauss) et le directeur sportif Florian Maurice ».
Ces incidents ont suscité une vague de condamnations lundi, le dépôt de plaintes puis l’ouverture d’une enquête le lendemain par le parquet de Nice pour « violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle ».
Le club de Nice a à son tour déposé plainte contre X mardi soir. Les ultras niçois ont eux publié un communiqué dans lequel ils ont dit « ne pas être à l’origine » de la manifestation.
Nice, qui a perdu ses six derniers matches, doit recevoir dimanche Angers en Ligue 1 et le match a été classé à hauts risques.