Dans les couloirs du service onco-hématologie pédiatrique de l’hôpital de Hautepierre à Strasbourg, deux clowns déambulent. L’une d’elles porte des soutiens-gorge sur la tête et les fesses. Elles viennent mettre un peu de légèreté dans le quotidien des enfants malades.
Allongée dans son lit, Imen, 19 ans, les regarde passer. Elle est arrivée la veille pour son cycle de chimiothérapie, le sixième depuis septembre. Ses yeux cernés trahissent sa fatigue. Sa tête repose sur un ours en peluche qui ne la quitte plus. L’étudiante est atteinte d’un sarcome à cellules claires métastatique. Le diagnostic est tombé en mars. « Au début, le cancer n’était localisé qu’à la hanche droite. Je devais faire de la radiothérapie puis une opération. Mais les médecins ont découvert par la suite plus de cinq métastases. Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées… C’était très dur », raconte-t-elle.
Troisième cause de mortalité
Le sarcome à cellules claires est une maladie rare : moins de 6 cas pour 100 000…