CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Il y a vingt ans, place de la Madeleine, Alain Senderens envoyait valser ses trois étoiles et le grand petit monde de la gastronomie. En 2025, place des Vosges, l’ancien finaliste de «Top Chef» lui refait les yeux doux.
Chacun l’aura sûrement oublié. Était-ce un coup d’État, un coup d’éclat ? Une anecdote, un électrochoc ? Une révolution mijotée comme il est des révolutions colorées ? C’était il y a vingt ans. Pour la première fois, une envergure envoyait valser ses étoiles pour désormais cuisiner comme il lui plairait et de préférence « sans chichi ». C’était il y a vingt ans, Alain Senderens, alors statue de commandeur, rendait les trois macarons de son fameux Lucas Carton au Guide Michelin. Bibendum feignait aussitôt de s’en moquer sans savoir qu’il ne s’en remettrait jamais tout à fait et, avec lui, l’idée du grand restaurant.
Depuis le genre culbute sur une drôle d’orbite et si souvent loin du public. La plupart des chefs sont partis voir ailleurs ; au bistrot, dans la rue, au festival, chez Instagram, à la téloche. Ceux qui y sont restés grimpent dans leur tour, leur ivoire et les stratosphères d’addition en racontant de ces drôles d’histoires à manger debout.
Thibault Sombardier, nouveau chef du restaurant Anne, place des Vosges
Du coup, à apprendre…
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