Samedi 29 novembre, le drame a été évité de justesse. L’effondrement d’un pan de façade de l’immeuble situé au 11, route du Général-de-Gaulle n’a pas causé de blessés.
Le premier adjoint Patrick Maciejewski vient de recevoir le rapport de l’expert diligenté par le tribunal à la suite de l’arrêté de péril imminent pris dimanche par la maire Danielle Dambach. Il est tombé des nues.
Il y a un mois, constatant que la façade de l’immeuble était bombée, l’élu schilikois avait pris un arrêté de péril. Mais il ne se doutait pas de la fragilité de l’édifice : « Je découvre à la lecture du rapport qu’il s’agit d’un bâtiment à pans de bois qui a été complètement recouvert d’un crépi entoilé, chose qu’il ne faut jamais faire, sinon la structure bois pourrit ».
« On ne savait pas que c’était une maison à pans de bois camouflée comme si c’était un immeuble en briques. Les briques servaient juste à remplir l’espace entre les pans de bois », précise le premier adjoint. « Ce que l’on voit à l’arrière, ce sont juste des plaques de plâtre. »
Des échafaudages en attendant de connaître l’avenir du bâtiment
Quelles seront les suites ? Impossible de savoir à ce jour s’il faudra démolir l’immeuble. L’expert recommande des mesures immédiates de stabilisation de la façade. Pour permettre aux locataires de récupérer leurs affaires, « il va falloir mettre le long de la façade des échafaudages qui passent sous le plancher », révèle le premier adjoint.
Concernant le premier arrêté pris il y a un mois, Patrick Maciejewski déplore que « le syndic de copropriété » n’ait pas « transmis l’arrêté aux copropriétaires ». L’Arsea (*), qui louait une partie de l’immeuble pour héberger des mineurs protégés, n’avait pas été avertie, révèle son directeur général René Bandol. Les cinq jeunes ont depuis été relogés par l’Arsea.
Par mesure de précaution, l’association a également fait déménager six jeunes qui habitaient dans l’immeuble contigu, au n° 9. Concernant ce dernier bâtiment, la maire de Schiltigheim Danielle Dambach précise néanmoins que « les gens ne sont pas en danger » et qu’il « n’est pas prévu de l’évacuer ».
Depuis dimanche, l’entrée sud de la route du Général-de-Gaulle est bloquée à toute circulation jusqu’au carrefour avec la rue Hélène Schweitzer. Seuls les riverains sont autorisés à franchir, à pied, les barrières. La circulation des bus est déviée par la route de Bischwiller. Cette interdiction est insuffisamment respectée. « Les gens font le forcing. Si l’immeuble s’écroulait au moment où ils passent, je m’en voudrais », explique la maire Danielle Dambach.
Deux barriérages demandés
L’expert mandaté par le tribunal a demandé deux nouveaux barriérages, qui ont été posés ce jeudi 4 décembre. Ils sont prévus pour rendre « l’approche impossible pour les vélos, trottinettes et autres, seuls les piétons riverains pouvant avoir accès », et sont visibles de nuit.
* Arsea : Association régionale spécialisée d’action sociale, d’éducation et d’animation.