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Rédaction Strasbourg

Publié le

5 déc. 2025 à 7h02

Le soir du 11 décembre 2018, Chérif Chekatt avait tué cinq personnes et en avait blessé 11 autres dans les rues bondées de Strasbourg en plein marché de Noël. Il avait ensuite été abattu par les forces de l’ordre après deux jours de traque.

Albert B. n’ira jamais devant la justice

Une expertise médicale conclut que l’état de santé de l’octogénaire vendeur de l’arme utilisée dans l’attentat est définitivement « incompatible » avec toute comparution, a appris l’AFP ce jeudi de source proche du dossier.

L’état de santé d’Albert B. l’avait déjà empêché de comparaître en 2024 devant la cour d’assises spéciale à Paris. Une expertise médicale récente, communiquée cette semaine aux différentes parties du dossier, exclut désormais tout procès pour le seul mis en cause qui restait à juger, comme révélé par les DNA.

« L’état de santé d’Albert B. est incompatible avec une éventuelle comparution » et « les éléments de cette incompatibilité sont irréversibles, permettant donc de la considérer comme définitive », selon les conclusions de cette expertise.

« Nous pressentions cette issue »

Albert B., qui s’est présenté comme un amateur d’armes anciennes, a toujours clamé n’avoir jamais eu connaissance du projet d’attaque du terroriste qui avait prêté allégeance au groupe État islamique (EI) quelques heures avant de passer à l’acte.

« Nous pressentions cette issue [pour Albert B.], mais cela reste une déception, car c’est un point qui ne sera jamais jugé », a commenté auprès de l’AFP Me Claude Lienhard, avocat de parties civiles.

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« Et cela crée une souffrance, car cette décision est notifiée aux victimes à quelques jours de la date anniversaire des faits », a encore déploré cet avocat.

D’autres personnes impliquées déjà condamnées

Durant le procès devant les assises spéciales au printemps 2024, quatre personnes avaient comparu. Audrey Mondjehi, quadragénaire, a été condamnée à 30 ans de réclusion pour avoir aidé Chérif Chekatt à se procurer l’arme. La cour a considéré qu’il avait connaissance de la radicalisation de l’assaillant. Audrey Mondjehi a fait appel.

La cour avait par ailleurs condamné à des peines plus légères deux autres mis en cause pour un rôle d’intermédiaire de moindre importance et avait acquitté un autre suspect.

Avec AFP

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