Décidément, Cloudflare accumule les défaillances. Ce 5 décembre, aux alentours de 10 heures, l’entreprise californienne a connu sa troisième panne majeure depuis le début de l’année qui semble persister.

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Des plateformes aussi diverses que LinkedIn, Perplexity, DeepL, Claude ou encore Doctolib se sont retrouvées hors service, affichant des messages d’erreur 500. L’ironie atteint son comble lorsqu’on découvre que Downdetector, le site censé recenser les pannes, s’est lui-même effondré un instant, victime de son propre hébergeur.

Une maintenance qui dérape, encore

L’incident semble directement lié à une opération de maintenance planifiée qui aurait mal tourné. Sur sa page de statut, Cloudflare confirme mener une enquête sur des dysfonctionnements touchant son tableau de bord et ses API. “Cloudflare enquête actuellement sur des problèmes liés au tableau de bord Cloudflare et aux API associées. Les clients utilisant le tableau de bord / les API Cloudflare sont concernés, car les requêtes peuvent échouer et/ou des erreurs peuvent s’afficher”, indique sobrement l’entreprise.

Le scénario rappelle furieusement la panne du 18 novembre dernier, elle-même provoquée par une erreur de configuration interne. À l’époque, un fichier de gestion des bots avait doublé de volume de manière inattendue, provoquant l’effondrement en cascade des systèmes. Matthew Prince, cofondateur et PDG de Cloudflare, avait dû présenter ses excuses.

Cette nouvelle défaillance pose encore cette question embarrassante : les correctifs appliqués après novembre ont-ils vraiment été à la hauteur ? Pour un prestataire qui gère entre 15 et 20 % du trafic web mondial, la répétition d’incidents similaires en l’espace de quelques semaines révèle une fragilité bien préoccupante.