Les brocanteurs du marché « Les Dimanches du Peyrou », délocalisés temporairement aux Arceaux, ont lancé une pétition sur Internet pour demander de pouvoir s’installer provisoirement sur la nouvelle place Max Rouquette. Leurs raisons.
Quitter la promenade des Arceaux pour s’installer sur la nouvelle place Max Rouquette, les professionnels du marché de la Brocante « Les Dimanches du Peyrou » en rêvent. Délocalisés temporairement sur cette promenade depuis le 16 novembre en raison de la présence du Marché de Noël sur la promenade du Peyrou, ils en ont par-dessus la tête. Deux raisons à cela : le manque d’attractivité du lieu réduisant la fréquentation à peau de chagrin et les différentes contraintes du site.
« On a beau être à quelques centaines de mètres du Peyrou, beaucoup de nos habitués ne se déplacent pas. De toute façon, le lieu n’est pas attractif. Les étals sont séparés par les arches. Il n’y a aucune continuité entre les uns et les autres. C’est beaucoup moins convivial. Puis, là où nous sommes, on n’est pas visibles du Peyrou. La fréquentation de la brocante a donc chuté considérablement alors que notre profession est déjà dans le creux de la vague », s’agace Cédric Puech, l’un des brocanteurs.
L’autre objet de leur courroux porte sur « les contraintes logistiques et environnementales du site rendant difficile l’installation des étals et limitant l’accès aux visiteurs », peut-on lire dans la pétition qu’ils ont mise en ligne le 21 novembre. Et d’écrire aussi que cet « espace est souvent encombré et peu accessible, sale lié aux passages du marché alimentaire, ce qui nuit à l’expérience globale du marché à la brocante ». Aussi demandent-ils leur relocalisation temporaire sur la nouvelle place Max Rouquette des Arceaux.
Une installation qui fait « tache »
Inaugurée le 20 septembre dernier, la place Max Rouquette fait la part belle aux promeneurs et aux enfants avec son aire de jeux. Une place qu’ils ont occupée à la même période lors du festival des Internationales de la guitare. « C’est une jolie place et très conviviale, qui mérite d’avoir des animations. La mairie était d’accord au départ pour que l’on s’y installe, avant de revenir sur sa décision, car nos camions auraient laissé des taches d’huile », raconte le brocanteur.
Ni une, ni deux, les brocanteurs proposent d’installer des tapis de sol en PVC sous le bloc-moteur de leurs véhicules afin de garder le lieu propre. Une pratique d’ailleurs courante et obligatoire sur les marchés de Béziers. L’argument ne fait pas mouche. « Je ne comprends pas, d’autant qu’il y a des camions logistiques qui ont stationné sur la place Max Rouquette lors de l’installation du marché de Noël. Ce n’est donc pas parce que la place est neuve et qu’elle pourrait être détériorée que l’on ne peut pas installer des camions. Autrement dit, l’excuse ne tient pas. Nous, on demande juste un outil de travail correct pour nous comme pour les clients », souligne-t-il.
La fondatrice et manager de cette brocante, Camille Cattan, comprend l’insatisfaction des professionnels. « Là où ils sont, ce n’est pas super et c’est moins sympa que la place Max Rouquette. Il y a beaucoup moins de monde. Or, dans ces temps difficiles pour leur profession, c’est compliqué ». Une fois cela précisé, elle ajoute que « la présence d’une cinquantaine de camions sur cette place peut abîmer le revêtement, mais surtout, la présence des enfants est une source d’inquiétude ».
Et de préconiser pour l’année prochaine l’installation d’un grand panneau fixe pour informer de la présence de la brocante aux Arceaux et une meilleure anticipation afin que tout le monde trouve son compte. Ne reste plus aux professionnels qu’à prendre leur mal en patience jusqu’au 11 janvier.
La réponse de la Ville
« On avait imaginé dans un premier temps d’installer les brocanteurs du marché « Les Dimanches du Peyrou » sur la place Max Rouquette jusqu’à ce que la promenade du Peyrou soit de nouveau libre pour qu’ils puissent retrouver leur emplacement habituel. On a donc fait un test sur la place Max Rouquette, mais qui n’a pas été concluant, car tous les exposants ne peuvent pas s’y installer. Par ailleurs, il y avait trop de camions. Puis, un problème d’espace partagé avec les familles et les enfants qui y viennent s’est posé. Cela ne collait pas du tout. C’est la raison pour laquelle on est revenus sur notre décision initiale pour leur proposer de s’installer le long des Arceaux, comme les années précédentes, un emplacement à 100 mètres de la place, et bien connu des Montpelliérains qui viennent au marché alimentaire », explique l’adjoint au maire de la Ville de Montpellier, Alban Zanchiello, en charge du commerce.