Publié le
5 déc. 2025 à 13h30
Un champion « ne défend pas son titre ». C’est Yannick Bru qui le dit. « Si tu veux protéger ou défendre quelque chose, tu te mets forcément dans une situation défensive », a expliqué le manager des champions d’Europe bordelais avant un premier match piégeux à Pretoria samedi (16h15). « Le titre, c’est fini, c’est derrière nous. À la limite, ça alimente la colère de nos adversaires mais nous, on est dans la conquête de quelque chose de nouveau. Et ça commence avec les Bulls ».
Ce premier match en Afrique du Sud – le 3e en 4 ans pour l’UBB – , est déjà capital. « La Champions Cup se gagne en décembre-janvier », rappelle l’ancien talonneur international. Il a donc décidé d’ »aligner l’équipe la plus compétitive possible« , qui aura enfin des allures de XV type, après une hécatombe de blessures depuis la reprise.
Bordeaux : Yoram Moefana titulaire
En plus de nombreux blessés, l’UBB récupère ses internationaux (hormis Jean-Luc Du Preez). Le retour de l’un d’entre eux sera particulièrement scruté : le centre Yoram Moefana (25 ans, 36 sélections), qui sera titulaire pour son premier match de la saison après une opération d’une épaule au mois d’août.
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« C’est quasiment un match de phase finale dès la première journée de compétition. Mais c’est pour ça qu’on la joue, qu’on s’est préparé et qu’on a mobilisé tous nos internationaux », reprenait Yannick Bru. « On sait que le retour et l’après-match seront très difficiles à gérer mais je suis content de venir ici et d’affronter tous les Springboks qui sont dans le squad des Bulls ».
Selon lui, tout le monde ne jouera pas le jeu de la même manière durant l’ensemble de la compétition :
« D’après des infos que nous avons eues, certaines équipes sud-africaines vont se déplacer en France avec leur équipe B. Je trouve ça inadmissible, irrespectueux, et ça ne leur fait pas honneur. Moi, je suis content qu’on joue la grande équipe des Bulls. C’est pour ça qu’on s’est déplacé ici ».
Yannick Bru
Manager de l’UBB
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Un déplacement fait dès le début de la semaine et depuis Montpellier, où le club girondin a disputé (et perdu 28-24) la 11e journée de Top 14 samedi dernier. « L’EPCR voulait nous imposer un départ mardi en repassant par Bordeaux. On a compris la magie de l’intelligence artificielle qui nous en envoie en Afrique du Sud 3 fois en 4 éditions. Par contre, on n’a pas compris qu’ils veuillent nous imposer le voyage. Donc on a décidé de notre voyage et on est parti directement de Montpellier. C’est aussi pour répondre aux aspects humains d’une semaine ensemble comme celle-là, pour travailler sur la cohésion d’équipe. C’est un moment de reconnexion, on avait besoin de passer du temps ensemble ».
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Sans la plupart de ses internationaux, l’UBB vient d’enchaîner 2 défaites consécutives pour la première fois de la saison, dont une à domicile (contre Pau, 33-34). Jamais sous l’égide de Yannick Bru, elle n’en a cédé 3 d’affilée. Le défi est grand alors que les Bordelais abordent pour la première fois une compétition avec le statut de champions.
12 Springboks alignés avec les Bulls face à l’UBB
« On voit que les équipes ont envie de nous faire tomber », témoignait le demi de mêlée Maxime Lucu. « Les années précédentes, quand on tombait contre les champions d’Europe, notamment Toulouse et La Rochelle, on avait forcément envie de se défier à eux et de se comparer à ce qui pouvait se faire de mieux en Europe. On était en position de chasseur. Là, on est les chassés. Ça change complètement. »
Les Bulls sont clairement en position de chasseurs en effet, avec 12 de leurs 18 Springboks retenus pour accueillir les champions d’Europe ce week-end.
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