Longtemps discret, le secteur de Malepère change de dimension. Ce territoire de 113 hectares, autrefois quasi rural, est en train de devenir l’un des projets urbains les plus massifs de Toulouse.
Un quartier qui bascule dans une autre échelle
À l’origine, Malepère rassemblait environ 300 logements, soit 700 habitants. Aujourd’hui, près de 2 000 logements sont déjà sortis de terre. Et ce n’est qu’un début : à terme, 6 700 logements sont programmés, pour plus de 15 000 habitants. De quoi faire entrer ce faubourg dans une toute nouvelle catégorie.
Pour la métropole, le potentiel était évident : un secteur peu dense, situé dans Toulouse et connecté aux grands équipements. Dans un contexte où il faut “reconstruire la ville sur elle-même”, la zone représentait un foncier stratégique.
Un urbanisme négocié parcelle par parcelle
Particularité du projet : son découpage foncier exceptionnel. Plus de 180 propriétaires et 500 parcelles à recomposer. Les urbanistes ont dû travailler avec l’existant, sans imposer un plan figé. Un urbanisme “négocié”, rare à cette échelle, qui explique la physionomie très composite du futur quartier.
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Deux parcs de 10 hectares et coulée verte
Si la densité augmente, le paysage a été placé au centre du projet. Deux parcs de 10 hectares, une coulée verte issue du bois de l’Hers et un futur parc le long de la Marcaissonne forment une ossature naturelle majeure. Les constructions ont été pensées autour de ces espaces, considérés comme l’identité du faubourg.
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Une place géante au cœur du quartier
Point central : la place Nina Simone. Sa particularité ? Avoir été dimensionnée pour accueillir, en théorie, tous les habitants du quartier en cas d’événement. Soit près de 16 000 personnes. Une agora moderne, pensée pour servir de repère dans un ensemble en pleine transformation.

Vue aérienne du quartier
Équipements publics : un pôle massif arrive en 2027-2028
Deux écoles sont déjà en fonction, dont la dernière ouverte en septembre 2025.
La prochaine étape est un équipement public d’envergure : salle de spectacle, gymnase, médiathèque, ludothèque, mairie de quartier, salles associatives… Le tout superposé pour limiter l’emprise au sol.
Mobilités : routes élargies, bus, pistes cyclables
Le quartier a été relié à la ligne B via le Linéo et sera raccordé à la future ligne C via Montaudran.
La route de Labège et la route de Revel ont été repensées : élargissement, voies de bus en site propre, pistes cyclables. L’objectif est clair : réduire l’usage de la voiture et rapprocher logements et zones d’emploi.
Adresse :
1 place Nina Simone, 31100 Toulouse