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Le Journal Officiel indique que la Légion d’honneur est retirée à Didier Lombard, ancien PDG de France Télécom, devenue Orange aujourd’hui. Deux autres dirigeants de l’entreprise de télécommunications sont dans le même cas.

La Légion d’honneur, ça s’épingle mais ça peut aussi se retirer. Un décret publié au Journal officiel, ce samedi 6 décembre, indique que l’ancien PDG de France Télécom (ex-Orange) Didier Lombard se voit retirer sa Légion d’honneur. Selon un autre décret, il est aussi exclu de l’ordre national du Mérite.

La décision a été prise par Emmanuel Macron. « Par décret du Président de la République en date du 2 décembre 2025 », Didier Lombard « est exclu de l’ordre de la Légion d’honneur et privé définitivement du droit de porter les insignes de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie de la Légion d’honneur », indique l’institution.

Didier Lombard, 83 ans avait été condamné dans l’affaire des suicides dans l’entreprise pour harcèlement moral institutionnel le 30 septembre 2022 par la cour d’appel de Paris à 1 an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, des peines allégées par rapport à celles prononcées en première instance en 2019. Son pourvoi en cassation a été rejeté.

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Or la grande chancellerie indique sur son site que « toute condamnation pénale ou tout acte contraire à l’honneur commis par un décoré peut justifier une procédure disciplinaire ». L’article R92 du code de la Légion d’honneur précise que « peut être exclue de l’Ordre toute personne qui a fait l’objet d’une condamnation à une peine correctionnelle ».

Deux autres anciens dirigeants de France Télécom, l’ex n°2 Louis-Pierre Wenès et l’ex-DRH Olivier Barberot, se voient aussi retirer la Légion d’honneur qui leur avait été accordée. À l’origine de la procédure se trouve la CFE-CGC d’Orange qui avait écrit le 13 février au Grand chancelier de la Légion d’honneur pour lui demander le retrait des décorations. Le syndicat estimait que leur maintien était « une insulte aux victimes et un déshonneur pour notre République ».