Ce fut un peu laborieux pour le MHR mais le principal est là avec une victoire 13-24. À l’issue d’une première période à oublier, les hommes de Joan Caudullo se sont réveillés dans le deuxième acte. Un succès précieux pour Montpellier, qui débute bien sa campagne européenne.

3322 kilomètres de déplacement, trois heures de décalage horaire, un froid glacial (4°C)… mais une victoire à la clé. À la frontière entre l’Europe et l’Asie, Montpellier a idéalement débuté sa saison en Challenge Cup face aux Géorgiens du Black Lion (13-24).

Sur la lancée de leurs bonnes performances en Top 14, les Héraultais ont su, grâce à l’apport de leur banc, renverser une situation mal embarquée au cœur de l’Avchala Stadium de Tbilissi. De quoi nourrir de bons espoirs pour la suite de la compétition dans la poule 1.

Une entame cauchemardesque

Ce déplacement lointain avait tout du calvaire pour les Montpelliérains. Pourtant, Joan Caudulo et sa troupe préféraient y voir une opportunité de renforcer la cohésion de groupe.

Face au Black Lion, qui jouait son premier match de la saison, ils espéraient bien entamer la partie. Ce fut tout le contraire. Dominé dans la conquête, à l’image des difficultés d’Haouas en mêlée fermée (remplacé à la mi-temps), Montpellier ne parvenait pas à installer son jeu. Plus entreprenants et surtout très agressifs, les locaux prenaient le score grâce à une pénalité (3-0, 9e).

Toujours apathique, le MHR n’arrivait clairement pas à entrer dans la partie. À la suite d’une passe manquée de Tauleigne, Tabutsadze surprenait tout le monde en inscrivant le premier essai de la rencontre (10-0, 14e).

Physiquement plus solides, les joueurs du Top 14 tentaient de réagir, mais le ballon finissait systématiquement au sol lors de la construction des offensives. Malgré un long temps faible, le Black Lion se rassurait sur ses bases : la conquête, l’occupation et surtout un buteur pragmatique. Adroit face aux perches, Tsirekidze passait un coup de pied de près de 50 mètres (13-0, 33e). Comme un symbole de ce premier acte, le jeune Baraer (18 ans), qui vivait son premier match professionnel, envoyait sa passe directement en touche à la mi-temps.