l’essentiel
Les joueurs « rouge et noir » défient ce dimanche 7 décembre les Sud-Africains des Sharks de Durban, dans le cadre de la 1ère journée de la Champions Cup. Au sifflet : l’Anglais Christophe Ridley.
D’heureuses retrouvailles. Ce dimanche 7 décembre, les joueurs de rugby du Stade Toulousain défient ceux de Durban (les Sharks) au stade Ernest-Wallon, dans le cadre de la 1ère journée de la Champions Cup 2025/2026.
Une rencontre dont les Toulousains partent largement favoris face à la franchise sud-africaine, l’occasion de lancer la campagne d’une compétition que les « rouge et noir », sextuples détenteurs (record), espèrent reconquérir après la victoire la saison dernière de l’Union Bordeaux-Bègles.
À la direction du jeu ce dimanche, un arbitre anglais : Christophe Ridley. Tout jeune (32 ans) mais avec déjà une solide expérience internationale. Pour la petite histoire, il est né en France, plus précisément à Gouvieux dans l’Oise. Et une autre petite histoire, plus récente celle-ci, le lie indirectement avec un joueur du Stade Toulousain, titulaire ce dimanche et qui sera peut-être content de croiser de nouveau la route de M. Ridley.
Il s’agit de Rodrigue Neti. Le pilier gauche des « rouge et noir » a côtoyé l’arbitre anglais le 15 novembre dernier sous un autre maillot : celui du XV de France. L’officiel était en effet au sifflet de France-Fidji à Bordeaux, deuxième match de la tournée d’automne des Tricolores, remportée 34-21 par les Bleus.
Or, lors de cette rencontre, Rodrigue Neti a été le protagoniste d’un geste polémique. À la 68e minute, il a été l’auteur d’un déblayage très musclé sur le Fidjien Kitione Salawa.
Sur le moment, l’arbitre n’a rien indiqué malgré les protestations et l’indignation du clan fidjien. Le couperet n’est pas passé loin pour Rodrigue Neti, ce que le pilier reconnaît avec franchise auprès de La Dépêche du Midi : « Certes, j’ai mis beaucoup de vitesse sur les trois, quatre derniers mètres » reconnaît-il. « Et je pense que c’est ça qui est assez spectaculaire. C’est un sport où il y a beaucoup d’engagement mais derrière, ils ont checké à la vidéo pendant le match, juste après l’action. Il n’y avait pas de réel contact à la tête. C’est sûr que quand on est derrière la télé et qu’on voit un déblayage comme ça… Je pense qu’il n’y en a plus trop (sourire). On peut en rigoler maintenant mais il faut que j’arrive à me canaliser un peu sur l’engagement parce que je n’arrive pas à faire les choses sans être à 100 %. »
« Je venais de rentrer en jeu » poursuit-il. « Je crois que Greg (Alldritt) perce et je vois qu’on est un peu à la bourre donc je me presse d’y aller. Après, il se passe ce qui se passe (sourire). Comme je l’ai dit, on peut en parler maintenant mais sur le coup, on avait vraiment eu peur que ça coûte cher à l’équipe. »
Même après coup, Rodrigue Neti n’avait pas été épinglé par les instances disciplinaires pour son geste. Le joueur est toutefois prévenu que Christophe Ridley l’aura peut-être un peu plus à l’oeil ce dimanche.