Des travaux de réaménagement transforment le zoo du Lunaret à Montpellier. Plusieurs bâtiments sont démolis, les animaux déplacés et les parcours visiteurs modifiés. Le chantier prévoit une vaste plaine africaine et la rénovation de l’enclos des girafes d’ici 2028, avec des installations repensées pour le bien-être animal et la conservation des espèces.

Où en est-on avec le zoo du Lunaret à Montpellier ? Quelques semaines après la polémique lancée par l’association PAZ demandant la fermeture du lieu, des travaux ont débuté ces dernières semaines. Dans son communiqué, la Ville fait savoir que cela rentre dans le cadre du « réaménagement du zoo, engagé en 2022 ». Les bâtiments qui accueillaient vigognes, addax, émeus, élans du Cap et moutons sont en cours de démolition depuis octobre, tandis que ces animaux ont été transférés vers l’ancienne zone du marais asiatique. Le public est provisoirement redirigé vers le chemin sud, via l’aire de jeux, pour accéder au site en longeant l’enclos Pampa.

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Infographie Midi Libre

Les repères ont changé pour les visiteurs. En visite chez leur fille à Montpellier, les Toulonnais Nicole et Michel en ont profité pour faire une halte au zoo avec leur petit-fils. « C’est un jeu de piste parce qu’on n’est pas sûr de voir les animaux. On ne sait pas si les enclos sont vides parce que les animaux se cachent ou parce que c’est en travaux », analyse le couple. Les grands-parents apprécient malgré tout le lieu. « On aime ce zoo parce qu’il est vaste, en plus on peut se garer facilement et c’est gratuit. C’est normal qu’il y ait de temps en temps des travaux en période creuse. »

Création d’une grande plaine africaine

En mars 2026, le chantier entrera dans une nouvelle phase avec la rénovation de l’enclos des girafes. Très sensibles au dérangement, celles-ci quitteront le zoo mi-décembre afin de limiter leur stress et permettre les travaux de rénovation énergétique de leur bâtiment. Les gazelles resteront présentes jusqu’en mars. La création d’une grande plaine africaine de deux hectares entraînera aussi le déplacement progressif de plusieurs espèces.

À terme, ce nouvel espace réunira girafes et autres animaux africains dans un méta-enclos pensé pour favoriser leur bien-être. Le projet mise sur des installations plus vastes, des cohabitations d’espèces proches du milieu naturel, des aménagements adaptés au climat méditerranéen et la mise en valeur de la biodiversité locale, tout en accueillant des espèces menacées engagées dans des programmes de conservation.

« La fin est estimée fin 2028, les méta-enclos vont permettre de mélanger plusieurs espèces d’animaux pour enrichir leurs conditions de vie. Là, dans la première phase des travaux, on a aussi le hangar foin et le PC Sécurité qui devraient être livrés au premier trimestre 2026 », précise Eddine Ariztegui, adjoint de la Ville au bien-être animal. L’élu fait savoir qu’il n’y aura plus d’animaux dans la serre à l’entrée du zoo. « Il va y avoir un appel à manifestation d’intérêt, comme pour l’hôpital faune sauvage, pour trouver de nouvelles activités. »

Venu avec son fils Isaac, François a connu la serre et regrette sa fermeture. « C’est un gros gâchis après ils ne l’ont pas fermé pour rien. Je trouve que le zoo a décliné par rapport à avant. Dans mon souvenir, quand j’étais plus petit, il y avait bien plus d’espèces, des singes et un terrarium. » Rendez-vous donc en 2028 : si les promesses sont tenues, le zoo pourrait bien renaître sous une forme plus cohérente, plus moderne et surtout plus respectueuse des animaux.