Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a affirmé dimanche que la Ligne jaune de démarcation dans la bande de Gaza était la « nouvelle frontière » avec Israël, selon un communiqué militaire.

S’exprimant dans la bande de Gaza face à des soldats réservistes, le lieutenant-général Zamir a déclaré que « la Ligne jaune constitue une nouvelle frontière – une ligne de défense avancée pour les localités (israéliennes) et une ligne d’attaque », selon ce communiqué.

Les troupes israéliennes sont censées, en vertu de l’accord de trêve avec le Hamas, se retirer par étapes de la bande de Gaza, après un premier retrait à l’intérieur du territoire matérialisé par la Ligne jaune, qui a suivi l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre.

Vers une nouvelle phase de l’accord de cessez-le-feu ?

En parallèle, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a espéré dimanche passer « très bientôt » à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, et annoncé une nouvelle rencontre avec Donald Trump en décembre.

« Nous avons discuté de comment mettre un terme au pouvoir du Hamas à Gaza » et « nous attendons très bientôt de passer à la deuxième phase, qui est plus difficile ou tout aussi difficile », a souligné Benyamin Netanyahou, à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Jérusalem.

Le Premier ministre a toutefois rappelé que conformément à la première phase de l’accord de cessez-le-feu, le Hamas devait encore restituer à Israël un dernier corps d’otage retenu à Gaza, celui de l’Israélien Ran Gvili.

« Déradicaliser Gaza »

La deuxième phase de l’accord, appuyé sur le plan de paix du président américain Donald Trump, prévoit le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza, a-t-il rappelé. Elle inclut aussi notamment le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien et le retrait de l’armée israélienne.

« Il y a une troisième phase, qui consiste à déradicaliser Gaza, quelque chose que beaucoup pensaient impossible. Mais cela a été fait en Allemagne (…) cela peut être fait à Gaza aussi, mais bien sûr, le Hamas doit être démantelé », a ajouté Netanyahou.

« Il faut maintenant que cela aboutisse », lui a répondu le chancelier Merz, affirmant que l’Allemagne contribuerait à la reconstruction de Gaza et au rétablissement de la paix. « Le Hamas ne peut jouer aucun rôle à Gaza », a-t-il déclaré.