l’essentiel
Le derby entre Toulouse et Montpellier a tourné à l’avantage des visiteurs, à l’issue de la 13e journée de Starligue. Malgré un sursaut en seconde période, les Toulousains n’ont pas pu rattraper leur retard. La maîtrise et la puissance montpelliéraine ont fait la différence.

Têtes basses, grises mines, les Toulousains sont tombés de haut mais surtout, face à plus fort qu’eux, hier, à l’issue d’un derby face à Montpellier qui ne nous aura pas tenus en haleine.
On imaginait la bande à Nemanja Ilic s’accrocher comme elle sait si le bien le faire face aux cadors du championnat. Il n’en fut rien. Face à un adversaire qui a récité son handball avec une maîtrise implacable et une grande précision, qui a imposé un terrible duel physique des deux côtés du terrain en s’appuyant sur ses tours du secteur central, on parle bien évidemment de l’impressionnant tandem Moraes-Monte qui a pesé sur les débats et mis sous l’éteignoir tout ce qui passait dans son secteur, les Toulousains ont eu beau tout tenter, ils ne sont jamais parvenus à déstabiliser l’édifice montpelliérain. Ou si peu, en seconde période, alors que le mal était fait depuis la première mi-temps (moins 10 à la pause !).
Le fruit du travail de sape de la défense montpelliéraine sur laquelle les troupes de Danijel Andjelkovic se sont fracassées, perdant quelques précieux ballons immédiatement transformés en buts par l’impitoyable Balaguer. Et lorsque ce n’était pas sur jeu rapide ou contre-attaque, Montpellier enfonçait le clou avec un Moraes monstrueux au pivot, ou bien un Valentin Porte qui ne rate jamais ses matchs au Palais des sports, percutant aux tirs ou fin passeur. Sans oublier Bolzinger qui a fermé la boutique en fin de mi-temps. Le Fenix n’y a pas résisté et l’éclat pris en première période (6-11, 15e, 9-16, 25e) a contraint les Toulousains à courir après le score face à un adversaire qui a su gérer son avance. Il y a bien eu un sursaut suite à une série d’arrêts de Lettens et une envie collective retrouvée, ramenant le Fenix à cinq longueurs (24-29, 53e). Insuffisant pour espérer inverser le cours d’un match qui était quasiment joué à l’issue du premier acte. Car face à un des ténors du championnat, il vaut mieux partir à l’heure. Toulouse s’est réveillé en seconde période. Mails était déjà trop tard.