L’identité des auteurs était dans un premier temps restée inconnue. Le mouvement écologiste Les Soulèvements de la Terre a revendiqué être à l’origine des messages à caractère politique et hostile à la police, projetés sur les murs du palais Saint-Pierre, à Lyon, lors de la Fête des Lumières ce samedi.
« On était à la Fêtes des Lumières ce soir », ont en effet écrit samedi en soirée Les Soulèvements de la Terre Lyon sur leur compte Instagram, affichant une série de clichés de certaines projections lumineuses en cause.
La Fête des Lumières, qui accueille chaque année près de deux millions de spectateurs à Lyon, expose du 5 au 8 décembre 23 œuvres lumineuses sur plusieurs places emblématiques de la ville. Les brèves projections lumineuses, dont des captures vidéos et photos ont vite circulé sur les réseaux sociaux, ont été vues en pleine affluence sur la façade du musée des beaux-arts.
Le public a pu lire notamment « La police blesse et tue », « Non à l’État policier », « La violence policière est partout » ou encore « Sainte-Soline (mégabassines), ni oubli, ni pardon » et « On dégage le RN ».
Condamnation du ministre de l’Intérieur
« Condamnation totale des messages haineux à Lyon contre nos forces de l’ordre qui protègent. Soutien à nos policiers et gendarmes », a réagi dimanche sur X le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Parallèlement, la préfète du Rhône Fabienne Buccio a indiqué sur BFMTV que les messages avaient été revendiqués par les Soulèvements de la Terre, dénonçant une « opération d’extrême gauche », avant d’annoncer qu’elle saisissait la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.
La Fête des Lumières découle d’une tradition catholique, visant à remercier la Vierge Marie, protectrice de la cité, chaque 8 décembre en déposant un lumignon à sa fenêtre. Depuis une quarantaine d’années, elle donne lieu à des créations artistiques lumineuses.