C’est lui qui l’explique, alors on le croit : « J’ai fait la danse de la pluie tout à l’heure, ça va aller ! »

À quelques minutes du départ du défilé prévu à 17 h 30 de la place Carnot, le grand saint Nicolas attend son heure et celle de son char (« tout nouveau, tout cotonneux, tout en douceur »), et visiblement il a raison : l’averse ayant douché la ville deux heures plus tôt n’était qu’une sale frayeur. C’est donc dit : plus une goutte de pluie, en avant pour la fête !

Une fête propre à embarquer les dizaines de milliers de spectateurs au rythme endiablé des Années folles, thème retenu en cette année de centenaire du mouvement Art déco célébré à Nancy.

« Ils m’ont rajouté des caméras ! »

Entre swing et charleston, les fanfares et les danseurs donneront ainsi le tempo, deux heures durant, aux 24 chars, celui du saint patron ayant évidemment une place à part dans les cœurs.

Et pour que tout roule (même s’il semble que l’âne géant du père Fouettard, pourtant dans les starting-blocks dans l’aire de départ, n’ait pas été vu dans le cortège ?), il faut évidemment… des conducteurs. « On avance au pas, à 4 ou 5 km/h, mais il faut toujours être vigilant, surtout avec les enfants sur le parcours », note Alexandre, concentré place Carnot avant de démarrer son chariot tractant le char de Jarville, le premier à s’élancer.

Le carrosse du saint patron, fermant la marche, sera conduit par Gérard, du service parc et sécurité. « Je fais le défilé depuis 25 ans, j’ai un peu l’habitude… Et en plus cette année, ils m’ont rajouté des caméras ! », sourit l’agent et chauffeur depuis son poste de conduite modernisé, d’où il peut donc voir ce qui se passe de part et d’autre de ce char flambant neuf.

Des bonbons… et des mandarines

Un peu plus loin, et alors que les spectateurs patientent en admirant les artistes de rue, on prépare les bonbons. Par sacs de plusieurs kilos, les bonbecs ! Lancées par grappes ou données de la main à la main, les sucreries (mais aussi les mandarines de la maison du vélo !) iront bientôt remplir les poches et les bouches des gamins – de quelques grands aussi — au gré de la déambulation.

Jusqu’au bouquet final de la place Stanislas, entre remise des clés de la ville par le maire Mathieu Klein à saint Nicolas et feu d’artifice en prime.

Merci qui ? Merci patron…