Dans le cadre de l’affaire dite « Jaminet », le Stade toulousain est actuellement entendu par le conseil de discipline du rugby français à Paris. Son président Didier Lacroix n’est pas présent physiquement mais en visioconférence.

Ce lundi, le Stade toulousain était attendu au siège de la LNR pour répondre à une convocation devant le conseil de discipline du rugby français dans le cadre de l’affaire dite « Jaminet », qui a déjà contraint le club de la Ville rose à payer une amende de 1,3 million d’euros. Les deux avocats des champions de France en titre, Maître Bruno Cavalié, accompagné de Maître Luca Pozzo, sont donc arrivés rue Descombes dans le XVIIe arrondissement de Paris à 14h15. « Nous sommes tous absolument stupéfaits de constater que cette audience aura lieu à huis clos, ce que rien ne semble justifier à nos yeux, a déclaré Maître Cavalié. Pour le reste, on vous dira peut-être quelques mots à l’issue de l’audience, ça dépendra beaucoup de la façon dont elle s’est déroulée. »

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Une déclaration aussi lapidaire que prudente. Selon une source, le Stade toulousain avait demandé il y a une huitaine de jours la possibilité que l’audience soit ouverte au public. « La réponse de la LNR est bizarrement arrivée tard hier soir (dimanche), explique un proche du dossier. Et ça nous a surpris qu’elle refuse. » Pourtant, il est de coutume que ces audiences se déroulent toujours à huis clos.

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La décision probablement en fin de semaine

Le Stade toulousain comparaît donc depuis 14h30 devant le conseil de discipline et de régulation du rugby français. Si le club est représenté par ses avocats, le président Didier Lacroix est lui présent en visioconférence. Ensemble, ils vont devoir s’expliquer sur les mouvements de fonds qui ont transité entre le club et la société Pacific Heart dans le cadre d’un stage et d’un match amical prévus aux Fidji. Les débats s’annoncent longs et la décision de la commission de discipline ne devrait pas être connue avant la fin de semaine. En cas de sanction, le Stade toulousain pourra interjeter appel devant la commission d’appel de la FFR (ce qui ne serait pas suspensif), puis éventuellement saisir le CNOSF et, en dernier recours, le Tribunal arbitral du sport.