Avant le déplacement à Civitanova en Italie, mardi (20h30), le président du MHSC VB Jean-Charles Caylar évoque son souhait d’installer le club durablement sur la scène européenne.
Quel regard portez-vous sur le début de saison de votre équipe ?
Je le juge satisfaisant hormis la grosse déception de l’élimination en Coupe de France. Le regret est atténué puisque Saint-Nazaire va jouer à Tours lors du prochain tour, ce déplacement aurait été difficile avec notre effectif du moment. En championnat, je ne pensais pas qu’on en serait là, en tête du classement. On souffre mais il n’y a pas un seul match où nous n’avons pas pris de point.
Le gros point noir de cette première partie de saison est les blessures de plusieurs joueurs dont le Canadien Jordan Schnitzer qui n’a pas encore pu jouer…
Il était programmé pour remplacer au poste de central Nicolas Le Goff dont on savait qu’il allait devoir s’arrêter pour soigner son épaule. On n’avait pas anticipé que Jordan Schnitzer reviendrait blessé du championnat du monde. Il faut voir le verre à moitié plein, c’est peut-être maintenant qu’on prépare la fin de saison. Des joueurs ont du temps de jeu, Loïc Le Marrec innove, tout le monde travaille et nous avons de bons résultats.
Envisagez-vous de recruter un nouveau joueur pour remplacer les absents de longue date ?
« Etre en Ligue des champions chaque année »
On va voir en fonction des retours. Si en janvier, les absents actuels ne sont pas aptes, on pourra envisager le recrutement d’un joueur si on en trouve un qui nous convient.
Le MHSC VB est de retour en Ligue des champions. C’est un moment important pour vous ?
Le club se structure pour être à ce niveau-là. Nous faisons partie des clubs les mieux structurés du championnat comme Tours ou Tourcoing. Être en Ligue des champions, c’est l’objectif qu’on aura chaque année.
Malgré les blessures, vous ambitionnez toujours de sortir de la poule et vous qualifier pour les phases finales ?
L’objectif est de sortir du groupe, ce qui concerne les deux premiers ou le meilleur troisième même si on sait qu’on ne pourra pas compter sur Nicolas Le Goff, l’un des meilleurs centraux en Europe.
Comme votre dernière campagne en Ligue des champions en 2022-2023, serez-vous encore attentif à la manière dont travaillent les clubs européens que vous allez croiser ?
À l’époque, j’ai vu ce qu’il s’y passait, la manière dont les meilleurs clubs étaient structurés. Je pense qu’on est dans les standards de ces clubs. La preuve avec l’invitation reçue de la part de la Confédération Européenne de Volley-ball (CEV). On a un effectif qui devrait être capable de se qualifier. Place au sportif pour le prouver, c’est le moment pour les joueurs de se montrer. Je suis convaincu qu’on peut y arriver.
Comment les clubs français peuvent se rapprocher des meilleurs du continent ?
Si on arrive à performer en Ligue des champions, des joueurs vont vouloir venir. À Montpellier, on peut aussi offrir une qualité de vie qu’il n’y a pas ailleurs. Si sportivement, on tient la route, on doit être capable d’attirer des joueurs. Il faut qu’on arrive à casser ce plafond de verre sur la scène européenne.
Le match
Pour lancer son aventure en Ligue des champions, le MHSC VB se rend sur le parquet d’un cador du championnat italien. Depuis qu’elle est installée à Civitanova (2015), l’AS Volley Lube a remporté trois fois le championnat italien (2017, 2019, 2021) et la Coupe d’Italie (2017, 2020, 2021). Le club transalpin s’est même adjugé la Ligue des champions en 2019 après avoir perdu en finale l’année précédente. Défaits à Modène samedi dernier (3-1), les adversaires de Montpellier restent sur quatre défaites en cinq matchs en SuperLega et sont actuellement sixièmes du classement. Ils comptent, dans leur rang, un joueur français Noah Duflos-Rossi (18 ans) mais aussi des joueurs internationaux de renom comme le phénomène bulgare Aleksandar Nikolov. L’équipe est entraînée par l’Italien Giampaolo Medei passé par Narbonne, Beauvais ou encore Tours. Sans Nicolas Le Goff, absent, le MHSC VB fait face à un immense défi mais, en Italie, il n’aura rien à perdre.