Dès 2023, lors des premières grosses vagues de fermetures dans le centre-ville, de nombreux fins connaisseurs du commerce prédisaient que ce n’était qu’un début.
La suite ne leur a pas donné tort. Depuis deux ans, on ne compte plus les enseignes qui ont disparu du paysage : Catimini, Du Pareil au même, YellowKorner, Minelli, Antonelle, Intimissimi, Comptoir des cotonniers, Etam, Claire’s, Princesse tam tam, Gant, Free… Liste loin d’être exhaustive. Et il y a quelques semaines, on apprenait que Pimkie, rue du Général-Foy, allait baisser le rideau en mars prochain et que Jules, place de l’Hôtel-de-Ville, devrait l’imiter à peu près en même temps.
De nombreux fonds de commerce restent désespérément vides
Certes, quelques-uns de ces fonds de commerce ont retrouvé preneurs depuis (même si beaucoup restent désespérément vides). Certes aussi, ce sont principalement (mais pas que) des enseignes nationales, qui pour beaucoup traversent de grosses difficultés, voire ont été été liquidées. Il n’empêche qu’on peut légitimement s’inquiéter et se demander quand cette hémorragie sera stoppée.
Ce n’est malheureusement pas pour demain, puisque deux nouvelles boutiques de l’hyper centre vont encore fermer cette semaine. Hasard du calendrier ou pas, elles baisseront toutes deux le rideau ce jeudi 11 décembre. Il faut croire que la situation était devenue si critique qu’il n’était même pas possible de laisser passer sinon les soldes de janvier, au moins les fêtes de fin d’année.
La boutique IKKS femmes et enfants reste ouverte pour l’instant
La première de ces enseignes, c’est IKKS hommes, au 7 rue Alsace-Lorraine, où les mannequins en vitrine sont déjà nus… Les fidèles clients du magasin ont été informés par mail vendredi dernier. L’enseigne précise que la boutique femmes et enfants, 7 rue Pierre-Bérard, reste pour sa part ouverte. Jusqu’à quand ? La question peut se poser.
Cette fermeture d’IKKS hommes n’est qu’une demi-surprise quand on sait que l’enseigne est en grande difficulté. Après déjà un plan de sauvegarde de l’emploi en 2024, elle est en redressement judiciaire depuis octobre dernier. Onze repreneurs se sont manifestés, et le tribunal des activités économiques de Paris rendra sa décision ce 12 décembre. Quoi qu’il en soit, des centaines d’emplois devraient être supprimés et des dizaines de boutiques, fermées. Celle de Saint-Étienne n’aura donc même pas attendu la décision de justice.
En tout cas, cela fera désormais trois commerces vacants côte à côte dans la rue Alsace-Lorraine, qui est pourtant, historiquement, une des plus dynamiques du centre-ville. IKKS est en effet entouré par les anciens locaux de My Lovers by Jeffy Pop, fermé l’été dernier seulement un peu plus d’un an après avoir remplacé Burton of London, et ceux d’Adidas, vides depuis mi-octobre.
One Step, une marque du groupe IKKS
L’autre enseigne à plier bagage cette semaine, c’est One Step, au 6 rue Michelet, à l’angle avec la rue Denis-Escoffier. Là non plus, comme à IKKS, aucune annonce de fermeture n’est affichée en vitrine (les clientes ont également été prévenues vendredi par mail), pas plus qu’une quelconque opération de liquidation.
Et là non plus, cette fermeture n’est guère étonnante puisque One Step est une marque… du groupe IKKS. L’enseigne a déjà commencé à fermer des magasins, comme à Vannes en avril dernier ou au Mans en novembre. Celui de Brest fermera également ce 11 décembre, en même temps que celui de Saint-Étienne.
La rue Michelet restant l’artère commerçante la plus prisée de la ville, on peut espérer qu’une nouvelle boutique viendra rapidement remplacer One Step.
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