L’interdiction de la pêche dans les points d’eau rennais avait fait grincer les dents de l’opposition municipale, au dernier conseil de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 1er décembre 2025. Charles Compagnon, conseiller municipal d’opposition (Libres d’Agir pour Rennes), a demandé à la maire socialiste Nathalie Appéré de retirer cette mesure inscrite dans la « Charte rennaise sur la condition des animaux ». Celle-ci avait été prise parce qu’ on a constaté des pratiques de pêche qui pouvaient générer un certain nombre de conflits , lui avait répondu l’écologiste Matthieu Theurier, membre de la majorité municipale.
Une réponse tout bonnement non fondée et liberticide qui fait bondir Jérémy Grandière, président de la Fédération d’Ille-et-Vilaine de la pêche et de la protection du milieu aquatique.
« Plusieurs sites combinant ces différents usages »
Lors de la révision de l’arrêté municipal découlant de la Charte rennaise sur la condition des animaux adoptée en 2023, le motif invoqué était que la pêche serait une activité qui contribue à la pollution des eaux de l’étang d’Apigné, rappelle-t-il. Cet étang étant visé, il est de bon ton de préciser qu’une seule rive était autorisée pour la pratique de la pêche jusqu’en 2023 .
Et de préciser que plusieurs sites en Ille-et-Vilaine combinant ces différents usages fonctionnent très bien. Plus important encore, la pratique de la pêche de loisir a toute sa place au sein même de la plus grande réserve d’eau potable de la métropole Rennaise, le barrage Chèze-Canut .
21 500 pêcheurs Bretilliens
Selon Jérémy Grandière, il s’agit donc bien d’une orientation extrémiste qui repose sur des postulats antispécistes, bien qu’inavoués et dérangeants en période électorale .
Avançant le nombre de 21 500 pêcheurs Bretilliens, dont plusieurs centaines résident à Rennes , il déclare : Je continuerais de me battre afin de récupérer notre droit de pêcher .