Deux jours, deux pannes. Pour les usagers de la ligne 8 du métro parisien, cette semaine s’apparente à un véritable chemin de croix. Ce mercredi matin, à peine 24 heures après un incident majeur qui avait paralysé la ligne pendant plusieurs heures, les voyageurs ont de nouveau été confrontés à une interruption du trafic.

Vers 8 heures, la RATP annonçait sur ses réseaux sociaux l’interruption du trafic entre La Motte-Picquet-Grenelle et Concorde, avec une reprise prévue vers 9 heures. « Cela fait suite à un métro en panne à Invalides », précisait la régie des transports. Quelques minutes auparavant, elle indiquait qu’« un train stationne dans l’interstation La Tour Maubourg-Invalides en direction de Créteil Pointe du Lac pour un train en panne ».

La colère des usagers

Sur les réseaux sociaux, l’exaspération des voyageurs est palpable. « C’est inadmissible, j’ai dû prendre le RER A pour aller à Paris hier et ce matin », déplore un usager dans les commentaires du post de la RATP quand un autre réclame le remboursement de son passe Navigo pour le mois de décembre.

Cette nouvelle panne intervient en effet au lendemain d’une matinée déjà très compliquée pour les voyageurs de la ligne 8. Mardi 9 décembre, le trafic avait été interrompu entre La Motte-Picquet-Grenelle et République de 9 heures à 11 heures, suite à une panne de métro à Madeleine.

Des voyageurs évacués la veille

La situation avait alors été particulièrement tendue. Des passagers étaient restés bloqués plus d’une heure dans une rame immobilisée. L’un d’eux avait raconté avoir entendu « un bruit » suivi d’un souffle fort, « comme si un tuyau avait été débranché ». Une personne avait même fait un malaise durant cette longue attente.

Après de longues minutes sans information, les voyageurs avaient finalement été évacués par les voies, marchant sur les rails jusqu’à la station Concorde. La RATP avait assuré que « l’évacuation s’est déroulée dans le calme et de manière maîtrisée, encadrée par les équipes » et que « les voyageurs ont été accueillis par des agents qui leur ont attribué de l’eau ».