La Région Île-de-France a annoncé mardi son intention de débloquer une aide d’un million d’euros pour soutenir la reprise en Scop du groupe centenaire d’électroménager Brandt, dont l’avenir est suspendu à une décision du tribunal des activités économiques de Nanterre.
«La Région Île-de-France, informée de la mise en redressement judiciaire des sociétés Groupe Brandt et Brandt, qui regroupent plus de 200 emplois sur le territoire francilien, se mobilise autour du projet de reprise et soumettra une aide d’1 million d’euros lors de sa prochaine commission permanente», prévue le 29 janvier, a annoncé l’institution régionale dans un communiqué. Cette aide est toutefois conditionnée «au maintien du site de Cergy-Pontoise dans le Val-d’Oise, qui regroupe les personnels du service après-vente, et du siège social», a-t-elle précisé.
Un acteur historique de l’électroménager
Le tribunal de Nanterre doit statuer jeudi sur le sort du groupe Brandt, bien incertain depuis son placement en redressement judiciaire début octobre. Le scénario d’un arrêt de l’activité et d’une mise en liquidation est particulièrement redouté. Parmi les offres présentées, seul le projet de Scop (société coopérative et participative portée par les salariés), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 300 emplois, d’après le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin. Brandt, entreprise emblématique du patrimoine industriel français et acteur historique de l’électroménager, a son siège à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), qui regroupe 156 emplois, et ses activités de service après-vente à Cergy-Pontoise, représentant 92 emplois.
En jeu, l’avenir du fabricant des produits Brandt, mais aussi de ceux des marques Vedette, Sauter et De Dietrich. Mais la tâche s’annonce difficile pour un groupe dont la production est quasiment à l’arrêt. Le gouvernement a annoncé un soutien de l’État à hauteur de 5 millions d’euros. La métropole d’Orléans a promis un apport, tout comme la Région Centre-Val de Loire. Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.