Par
Yann Rivallan
Publié le
11 déc. 2025 à 19h10
C’est le top départ pour la campagne des municipales 2026 pour le parti de La France Insoumise. Dans la soirée du mercredi 10 décembre 2025, la tête de liste du parti à Rouen, Maxime Da Silva, a organisé un meeting à l’extérieur de la Halle aux Toiles, aux côtés de la députée de la Seine-Maritime Alma Dufour et de la patronne des Insoumis à l’Assemblée, Mathilde Panot. Voici cinq points à retenir de cette soirée.
Cantine, logements, transports… Ce qu’il faut retenir
« Faire mieux pour Rouen », c’est le slogan de la campagne des Insoumis. Une volonté qui se traduit par une série de propositions faites au cours du meeting :
- Une cantine gratuite et bio pour tous : c’est une proposition phare des différentes listes Insoumises en France. À Rouen, Maxime Da Silva veut proposer une cantine gratuite, bio et locale pour tous. Une proposition qui pourrait dans un premier temps se faire en priorité pour les familles les plus démunies. D’après le candidat, à Rouen il y a encore « des enfants qui ne mangent pas à leur faim ».
- Une facture d’eau moins importante : pour venir en aide aux plus précaires, le candidat Insoumis a annoncé qu’il souhaitait rendre gratuits « les premiers mètres cubes d’eau nécessaires à la vie » à Rouen, sans préciser s’il voulait étendre cette gratuité à tous les habitants. D’après ses estimations, une telle mesure permettrait de « réduire de 20 % le montant de la facture » pour les personnes concernées.
- Gel des loyers et réquisition de logements vacants : concernant le logement à Rouen, le candidat Insoumis a fait une série de propositions. D’abord, celle du gel des loyers des logements sociaux, la création d’une brigade du logement pour faire avancer la rénovation énergétique ou encore la réquisition de logements vacants sous certaines conditions pour loger ceux qui en ont le plus besoin. Selon la députée Alma Dufour, la ville de Rouen compterait 17 % de logements vacants. Une donnée pourtant bien au-dessus des derniers chiffres de l’Insee, qui font état d’un taux de vacance de près de 10 % en 2022 (année de recensement la plus récente).
- Des transports gratuits pour tous : autre proposition déjà esquissée il y a quelques semaines par Maxime Da Silva, l’extension de la gratuité des transports à tous. Sans préciser comment il voudrait financer cette proposition, le candidat a aussi insisté sur sa volonté d’augmenter la cadence des bus à Rouen, y compris le dimanche.
- Des médiateurs et un service d’accueil pour les victimes de discriminations : sur le volet sécurité, ce n’est pas une surprise, Maxime Da Silva est fermement opposé à l’installation de caméras. Il propose à la place d’augmenter le nombre de médiateurs, notamment dans les « quartiers stigmatisés », dit-il, et le développement des maisons de quartiers. En parallèle, le candidat Insoumis a aussi insisté sur sa volonté de développer un service d’accueil pour les personnes victimes de discriminations et/ou de violences conjugales, familiales, etc.
Un meeting à quelques mètres d’une réunion publique du maire
La liste de La France Insoumise à Rouen veut aussi donner davantage de pouvoir aux habitants. Pour ça, s’il est élu, Maxime Da Silva s’engage à mettre en place un « référendum d’initiative citoyenne ».
Mercredi soir, en plus d’Alma Dufour et de Mathilde Panot, la tête de liste LFI n’a pas manqué de critiquer le bilan du maire Nicolas Mayer-Rossignol. Qualifié de « traître » et de « supplétif de la macronie », ses oreilles ont dû siffler. Car le premier édile rouennais organisait au même moment une réunion publique de bilan de son mandat à quelques mètres de là, à l’intérieur de la Halle aux Toiles.
Pêle-mêle, les représentants de La France Insoumise ont insisté sur leur volonté de faire tomber le « drapeau de la honte du fronton de la mairie », où l’on peut voir les drapeaux d’Israël et de la Palestine côte à côte avec la mention « paix ». Les Insoumis entendent aussi « arrêter de financer à outrance l’enseignement privé à Rouen » ou encore mettre fin à des projets jugés inutiles comme « le futur centre des Congrès ».
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Enfin, le meeting s’est conclu par un drag show et un spectacle de hip-hop. Une conclusion artistique qui a suscité un véritable flot de haine et d’insultes sur les réseaux sociaux quelques jours avant l’événement. Des comportements jugés « transphobes, homophobes et racistes » par la section locale de LFI et qui pourront faire l’objet d’un dépôt de plainte, selon un communiqué de presse du parti.
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