
Dix ans après l’Accord de Paris sur le climat, la Région Ile-de-France a officiellement rejoint le réseau international Regions4 Sustainable Development. Réseau qui rassemble plus d’une cinquantaine de gouvernements infra-nationaux, issus de plus de 20 pays sur les cinq continents, pour accélérer la lutte contre le changement climatique et pour la protection de la biodiversité.
« Les Régions, les gouvernements infra-nationaux et les grandes aires métropolitaines jouent un rôle déterminant dans la réponse aux défis climatiques. Leur action de proximité, au plus près des besoins des populations et des réalités territoriales, leur permet d’identifier plus efficacement les leviers d’atténuation, d’adaptation et de préservation de la nature », estime le Conseil régional d’Ile-de-France qui « plaide pour que le rôle des régions soit pleinement reconnu, et que leurs actions soient soutenues et renforcées au niveau européen et international ».
Une station terrestre internationale
En adhérant à Regions4, la Région Ile-de-France s’est engagée à encourager l’ensemble de ses partenaires de coopération internationale à rejoindre ce réseau, à y partager son expertise en matière de politiques publiques climatiques et de préservation de la biodiversité et enfin à agir, au sein de Regions4, pour améliorer l’accès des régions aux financements privés et publics nécessaires à l’adaptation au changement climatique.
De son côté, le réseau Regions4 s’est engagé à intégrer la Région Ile-de-France dans ses instances de gouvernance et dans ses plateformes d’échanges, à valoriser son expertise et son “leadership” dans les processus internationaux, et à faciliter son accès aux initiatives collectives du réseau en matière de coopération technique, de développement de capacités ou encore de visibilité internationale au service du développement durable.
Valérie Pécresse, la présidente (LR) de l’Ile-de-France, défend, en outre, l’entrée dans « une ère de la coopération climatique permanente », appelant pour ce faire à la création d’une Station Terrestre Internationale dédiée. Un lieu où une délégation de scientifiques, de diplomates et d’économistes coopéreraient « afin de surmonter les divisions en créant les conditions d’acceptabilité pour tous ». « Nous avons construit une station dans le vide sidéral. Il est peut-être temps d’en construire une sur Terre. Car, aujourd’hui, il n’y a pas que l’espace et son habitabilité que nous devons explorer. Mais aussi l’habitabilité de la Terre que nous devons reconquérir », déclare l’élue convaincue que « l’humanité ne négocie bien que lorsqu’elle se met à l’abri du monde ».
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