Quant à Andréa Poupart, qui faisait partie de la dernière cohorte encore considérée européenne, a vu son diplôme basculer dans la catégorie « hors UE ». Pour cette jeune Française installée au Royaume-Uni depuis ses 18 ans, la situation est absurde : « le plus dur, c’est d’être française… et traitée comme un outcast. » Son père étant malade en France, elle voudrait rentrer : « Mais des procédures administratives m’empêchent d’utiliser un diplôme que j’ai mis des années à obtenir. »

Caroline Memmi se souvient ainsi du choc de janvier 2021. Au milieu de sa troisième année de médecine à Londres, elle découvre que le Brexit l’empêchera de passer l’internat français.
« Ni mon université, ni l’Ordre, ni le CNG (Centre national de gestion) ne savaient quoi répondre. » Très vite, elle comprend qu’elle devra suivre une procédure lourde et incertaine pour espérer exercer en France.