Jean-Pierre Rivère a quitté l’OGC Nice, après 14 années à la tête du club, l’été dernier. Le Gym s’apprêtait à disputer les barrages de la Ligue des champions contre Benfica.

Cinq mois plus tard, le club vient de battre son record historique de défaites consécutives (8), en 120 ans d’histoire et dispute ses matchs dans un stade déserté par des supporters qui ont annoncé un boycott.

Une crise d’une rare intensité. Rivère Président aurait-il pu éviter tout cela ?

« Je considère que les chemins qui sont pris ne sont pas ceux que j’aurais pris, je ne veux pas critiquer, mais je ne l’aurais pas géré de la même façon », a-t-il expliqué jeudi au micro d’Azur Politiques sur BFM Nice, en partenariat avec Nice-Matin.

Les Niçois ont enchaîné une huitième défaite dans un stade déserté.

« Dans les moments difficiles, il faut taper du poing sur la table »

Avant d’enchaîner sur le retour mouvementé vécu par la délégation niçoise après la défaite à Lorient, le 30 novembre. « Les violences, par principe, elles sont inacceptables. Ça fait un petit moment qu’il y a du flottement », enchaîne-t-il.

« Quand vous sentez que ça part, soit vous laissez partir et vous arrivez là où on en est arrivé, soit vous redressez la barre avant. Je pense qu’il aurait fallu anticiper tout ça, pas le samedi pour le dimanche. Quand j’étais président, il y a eu de très beaux moments, mais aussi des moments difficiles. Dans les moments difficiles, il faut taper du poing sur la table, il faut aligner tout le monde pour éviter ce qu’il se passe aujourd’hui. Avec nos supporters notamment, quand ça a été dur, on s’est opposé mais il y a toujours eu un dialogue ».