Un piéton fauché par une voiture mardi à Sainte-Foy-les-Lyon, un autre percuté jeudi alors qu’il traversait l’A89, un motard tué mercredi à Saint-Priest, deux étudiantes décédées sur l’A7 dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre : en l’espace de dix jours, cinq personnes ont trouvé la mort sur la route.
Un chiffre tragique qui est le reflet d’une accidentologie dramatique cette année. Selon les données de la préfecture, le bilan 2025 (dont les compteurs s’arrêtent au 30 novembre) est très inquiétant.
Soixante personnes (55 hommes, 5 femmes) ont été tuées sur les routes du Rhône soit 17 de plus que l’an dernier. Il s’agit en majorité d’automobilistes (17) puis de piétons (15), de motards (14) et enfin de conducteurs de trottinettes électriques (5).
Ces accidents mortels se sont produits d’abord hors agglomération (28), 21 se sont passés en agglomération, et 11 sur l’autoroute.
La vitesse en cause dans près de la moitié des cas
« Ce bilan est tout simplement inacceptable, alerte Antoine Guérin, préfet délégué pour la défense et la sécurité. Nous constatons une forte hausse des vitesses excessives ou inadaptées dans les accidents mortels (48 %), une hausse conséquente du facteur alcool (29 %). Le facteur stupéfiant (17 %) reste quant à lui toujours trop élevé. »
Les principales victimes ? Les hommes jeunes de 18 à 34 ans qui représentent 43 % des personnes décédées en 2025 contre 32 % en 2024, soit 12 morts en plus.
Les mesures prises
À la demande de la préfète de région, la police nationale et la gendarmerie ont été davantage présents sur les routes. En 2025, jusqu’en octobre, ils ont réalisé plus de 140 000 contrôles et dépistages.
À la fin de novembre 2025, 1 627 permis de conduire ont été suspendus (1 597 en 2024) dont deux après des accidents mortels.
À l’approche des fêtes de fin d’année, Antoine Guérin, préfet délégué pour la défense et la sécurité appelle à la responsabilité quand on prend le volant : « Ceux qui conduisent après avoir consommé avec excès de l’alcool, qui prennent des stupéfiants ou qui roulent trop vite, sont potentiellement des meurtriers », prévient-il.