En se déplaçant chez le leader montpelliérain, le Chaumont VB 52 Haute-Marne aimerait poursuivre ses bonnes prestations actuelles face aux meilleures équipes de la Marmara Spikeligue, samedi 13 décembre (20 h). Mais la fatigue commence à se faire sentir.
Depuis deux semaines, le Chaumont VB 52 Haute-Marne enchaîne les plus hauts sommets du championnat de France. Après s’être frotté à Poitiers, le 22 novembre, les Haut-Marnais ont affronté, depuis, Tourcoing puis Tours, le tout entrecoupé de quelques obstacles moins imposants (Ajaccio en coupe de France, Paris ou Syros en coupe d’Europe), mais tout aussi énergivores.
Cette fois, c’est chez le leader, Montpellier, que les Cévébistes se rendent, ce samedi soir (20 h), avec la ferme intention de ne pas rentrer bredouilles en Haute-Marne, au coup de sifflet final. Mais entre les intentions et la réalité, la vérité est parfois capricieuse. « Je sais que l’on peut réaliser quelque chose d’intéressant à Montpellier », prétendait Joshua Marty au sortir du dernier match de son équipe en Grèce, mardi 9 décembre. « Mais il va falloir également digérer tous les efforts consentis ces dernières semaines et les matches à répétition. »
Car le programme des Chaumontais depuis ce 22 novembre n’a pas ménagé leurs organismes : six matches en 21 jours, dont quatre disputés en cinq sets. Le CVB 52 s’est également déplacé quatre fois, dont deux longs voyages par avion, à Ajaccio et en Grèce. Et pour couronner le tout, Brett Walsh et ses coéquipiers sont actuellement toujours dans une série de… quatre déplacements consécutifs : Tours, Syros, Montpellier, samedi, et Saint-Quentin, en coupe de France, mardi 16 décembre.
Toujours sans Lilian Le Meur
« Mais nous avons un effectif pour gérer ce calendrier » positive néanmoins l’entraîneur cévébiste, Silvano Prandi, conscient de la fatigue accumulée par ses troupes depuis maintenant plusieurs semaines, voire depuis le début de saison.
De la fatigue physique, mais également physiologique, voire psychologique avec ces voyages à répétition, des modes de transport divers et une météo très variable. C’est ainsi que mercredi, partis à 8 h de Syros sous un soleil éclatant et une température de 17°C, le groupe chaumontais s’est retrouvé, dix heures plus tard, à 18 h, à traverser les monts du Jura enneigés pour revenir en Haute-Marne : un contraste saisissant.
D’ailleurs, le collectif en a perdu un de ses membres, puisque Lilian Le Meur, tombé malade en Grèce, mardi, ne sera toujours pas du rendez-vous à Montpellier. Le staff a, en effet, préféré attendre une complète guérison du libéro avant qu’il ne retrouve les terrains, certainement dès mardi, en coupe de France, du côté de Saint-Quentin.
En attendant, le CVB 52 devra se montrer un peu plus convaincant que lors de sa dernière prestation en coupe d’Europe, mardi soir, pour espérer bousculer des Montpelliérains, samedi. Ces derniers, malgré des soucis d’effectif ces derniers jours (lire ci-dessous), s’accrochent à leur trône de la Marmara Spikeligue, et aimeraient confirmer leur statut, face à une équipe de bas de tableau. Même si Chaumont, depuis quelques semaines maintenant, s’est attaché à montrer un visage beaucoup plus séduisant qu’en début de saison, mais sans apporter encore toutes les garanties d’un total renouveau. Dans ce cadre, le voyage dans l’Hérault pourrait être l’occasion idéale de remettre un peu d’ordre dans les idées cévébistes.
Laurent Génin
l.genin@jhm.fr
L’adversaireMontpellier tient bon
Depuis quatre ans maintenant, le projet sportif montpelliérain avance à grands pas. Après quelques années de “vaches maigres”, les ambitions héraultaises ont été revues à la hausse. L’arrivée en 2020/21 de l’international et désormais double champion olympique français, Nicolas Le Goff, désireux de s’inscrire pleinement au sein de la nouvelle identité montpelliéraine, a définitivement lancé “l’opération reconquête”. Avec un titre de champion de France à la clé en 2022, puis désormais une place régulière dans les hautes sphères du classement, traduite par des participations à la coupe d’Europe et notamment à la Ligue des champions, Montpellier s’est refait une place au soleil dans la récente Marmara Spikeligue.
Un “sept de base” ultra compétitif
Si Montpellier n’a pas toujours eu un groupe très homogène en terme qualitatif, son “sept” de base est, depuis plusieurs années, l’un des plus relevés du championnat. Solide dans tous les secteurs de jeu, l’équipe présente de la qualité sur tous les postes. Du libéro à la pointe de l’attaque, en passant par le passeur et ses “bouts de filet”, les Héraultais n’ont rien à envier aux autres formations de l’hexagone. Et si l’on y ajoute sa dimension physique, symbolisée par ses centraux, et son impact au “block”, les Languedociens trouvent, saison après saison et malgré les départs, les bons joueurs aux bons endroits.
Attention aux blessures !
Mais cet effectif parfois à deux vitesses peut se fragiliser, si les blessures viennent s’en mêler. C’est le cas notamment ces dernières semaines, puisque Nicolas Le Goff, Jordan Schnitzer et Simon Hirsch ont dû délaisser les terrains pour divers bobos ou opérations chirurgicales. Si les hommes de Loïc Le Marrec ont, pour l’instant, passé les obstacles sans trop d’encombres face à des équipes de deuxième partie de tableau, ils ont cependant connu quelques frayeurs face à Ajaccio ou Paris. Mais les Héraultais espèrent certainement conserver le même rythme face aux Chaumontais ce samedi, dans leur salle où ils n’ont pas connu encore la défaite cette saison (cinq matches pour quatorze points).
Pas que de bons souvenirs
Depuis 2020 et le retour aux affaires des Montpelliérains en championnat de France, les Cévébistes n’ont pas toujours connu que des moments de bonheur dans la grande salle Jacques-Chaban-Delmas, à Castelnau-le-Lez. Avec trois petites victoires sur les neuf rencontres disputées ces cinq dernières années dans le fief du MHSCVB, les Cévébistes ont même reçu une “gifle” mémorable et un
“25-9” encaissé le 8 décembre 2020 en saison régulière. Les deux derniers récents rendez-vous à
Montpellier, l’an passé, ont d’ailleurs tourné court pour le CVB 52 avec deux défaites en trois sets, en saison régulière (le 22 octobre 2024), comme en demi-finale de coupe de France (le 4 mars
2025).
L. G.
Les équipes
Montpellier HSCVB
Président : Jean-Charles Caylar.
Entraîneur : Loïc Le Marrec
L’effectif
1. Matias Sanchez (29 ans, 1,76 m) passeur (Argentin)
2. Arthur Piazzeta (28 ans, 1,88 m) passeur
5. Etan Jeanlys (21 ans, 2,03 m) central
6. Kayan Siksou (20 ans, 2,01 m) central
7. Eliott Laurent (20 ans, 1,87 m) libéro
8. Arthur Morisse (19 ans, 1,91 m) passeur
10. Maxime Hervoir (30 ans, 1,93 m) récep./attaq.
11. Matthias Delolme (19 ans, 1,92 m) récep./attaq.
12. Haukea Mare (19 ans, 2,01 m) central
13. Ezequiel Palacios (33 ans, 1,98 m) récep./attaq. (Argentin)
14. Nicolas Le Goff (33 ans, 2,06 m) central
15. Simon Hirsch (33 ans, 2,05 m) pointu (Allemand)
16. Jordan Schnitzer (26 ans, 1,98 m) central (Canadien)
17. Tomas Lopez (31 ans, 1,90 m) récep./attaq. (Argentin)
22. Corentin Phelut (25 ans, 1,81 m) libéro
25. Quentin Jouffroy (32 ans, 2,03 m) central
99. Vincent Mathias (21 ans, 2,02 m) pointu (Nigérian)
Les départs
Raphaël Corre (Bursa, TUR)
Eliott Coulet (St-Quentin, LB)
Veikka Lindqvist (Powervolley Milan, ITA)
Dimitar Dimitrov (Busan OK, CDS)
Nathan Spano (Arles, Elite)
Théo Conré (Fréjus, LB)
Raphaël Pascal (Le Plessis-Robinson, MSL)
Joris Seddik (Piacenza, ITA)
Les arrivées
Mathias Sanchez (Suwalki, POL)
Arthur Piazzeta (Toulouse, MSL)
Arthur Morisse (éq. rés.)
Simon Hirsch (Nice, MSL)
Vincent Mathias (Metalac Takovo, SER)
Maxime Hervoir (Toulouse, MSL)
Matthias Delolme (éq. rés.)
Kayan Siksou (éq. rés.)
Haukea Mare (France Avenir, LB)
Jordan Schnitzer (Powervolley Milan, ITA)
Quentin Jouffroy (Suwalki, POL)
Eliott Laurent (éq. rés.)
Chaumont VB 52 Haute-Marne
1. Serafin, 2. Durand (lib.), 7. Wiltenburg, 8. Walsh (cap.), 9. Toledo, 10. Poda, 15. Raptis, 17. Pasteur, 18. Saaremaa, 20. Henry, 22. Marty, 88. Bracko.
Entraîneur : Silvano Prandi.
Le buzz de la semainePoitiers sauve l’honneur français
La première journée européenne des clubs français n’a pas été une réelle réussite, en milieu de semaine. En ligue des champions, Tours et Montpellier, tous deux en déplacement, sont tombés assez logiquement chez les deux “ogres” de leur groupe. Le premier a pris un set du côté des Turcs du Ziraat Ankara (3-1), quand le second a été sévèrement corrigé dans l’antre de la Lube Civitanova (3-0).
En Coupe CEV, Tourcoing n’a pas fait le poids du côté des voisins belges de Maaseik (3-1), quand Poitiers, lui, a sauvé l’honneur du camp tricolore, en s’imposant de façon autoritaire, chez lui, face aux Grecs du Panathinaïkos (3-0).
Enfin, en Challenge cup, le Chaumont VB 52 Haute-Marne n’a pu faire mieux qu’une défaite au cinquième set (3-2) à Syros (Grèce).
Les cinq formations attendront le début 2026 pour repartir à l’assaut de leurs ambitions continentales et espèrent, en attendant, retrouver un peu plus d’élan en championnat, dès ce week-end.