Il avait fait du désert son grand atelier. Né à Paris, Horace Vernet (1789–1863) est l’héritier d’une lignée prestigieuse, en tant que petit-fils du peintre de marines Joseph Vernet, et fils de Carle Vernet, maître des scènes militaires.

En 1833, après avoir embarqué sur la Comète direction l’Algérie, sa palette prend définitivement le large. Envoyé par le roi Louis-Philippe pour documenter la conquête française, Vernet puise dans ce panorama de guerre un théâtre où la lumière, les costumes et les traditions émerveillent le regard : « Rome continue à enflammer le génie des artistes, mais quel genre d’émotion ne s’emparent d’eux lorsqu’ils sont inspirés par un peuple qui a conservé ses anciennes coutumes pendant tant de siècles », s’exclamera le peintre après son premier séjour.

Entre fantasme et ethnographie

Au cours de cinq longs voyages en Afrique du Nord, étalés sur 20 ans, de 1833 à 1853, Horace Vernet dessine inlassablement. Cavaliers arabes, chameaux cheminant dans l’immensité, lumière rasante sur les dunes, chaque détail nourrit son œuvre. L’artiste cherche à saisir l’essence d’un Orient qui, pour les Européens de l’époque, semble intemporel et mystérieux. Dans ses grandes toiles de bataille, qui ornent aujourd’hui le château de Versailles, Horace Vernet mêle virtuosité technique et respect ethnographique, captant avec justesse la dignité de ses sujets.

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Deux toiles au cœur du désert

En 1842, Horace Vernet signe L’Arabe en prière et La Poste au désert, deux huiles sur toile aujourd’hui proposées aux enchères sur Catawiki. Dans la première émane la spiritualité d’un homme en prière, figé dans un moment de recueillement, manifeste de la profondeur d’une foi millénaire. La seconde toile s’imprime dans le mouvement, celui d’un cavalier sur son chameau qui traverse un paysage désolé.

Horace Vernet, L’Arabe en prière (détail)

Horace Vernet, L’Arabe en prière (détail)

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Huile sur toile • 55,5 × 46 cm

Ces œuvres ont autrefois appartenu au réalisateur hollywoodien Rex Ingram (1892–1950), collectionneur passionné d’orientalisme, et converti à l’islam dans les années 1930. Témoignage de la maîtrise de Vernet, elles ont été gravées par Alexandre Vincent Sixdeniers et reproduites dans l’ouvrage de référence d’Armand Dayot consacré à la dynastie Vernet en 1898. Vous offrir ce morceau d’un Orient rêvé et observé est désormais à portée de clics sur le site d’enchères en ligne Catawiki.

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Horace Vernet, « L’Arabe en prière » et « La Poste au désert »

Deux huiles sur toile, signées, l’une datée 1842
55,5 x 46 cm chacune

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