Par
Hervine Mahaud
Publié le
13 déc. 2025 à 14h11
Un fait divers d’une extrême violence a secoué le monde de la restauration dans le Nord. Le chef cuisinier Benoît Bernard, à la tête du restaurant L’Arbre à Gruson, a été agressé, séquestré et torturé dans la nuit de samedi 6 au dimanche 7 décembre 2025, alors qu’il dormait dans son camping-car stationné devant son établissement, rapportent nos confrères d’Ici Nord.
Installé depuis septembre à Gruson, sur le tracé emblématique de Paris-Roubaix, Benoît Bernard venait de reprendre ce restaurant historique. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs individus armés ont attendu la fermeture de l’établissement avant de s’en prendre au chef, une fois celui-ci endormi.
Une attaque d’une grande brutalité
Ligoté, séquestré et menacé avec une arme, le restaurateur a subi de graves violences. D’après son avocat, Me Emmanuel Riglaire, les agresseurs cherchaient à le dépouiller, pensant trouver d’importantes sommes d’argent. Une hypothèse rapidement démentie par la réalité économique d’un restaurant récemment rouvert, où la majorité des paiements s’effectuent par carte bancaire.
Le parquet de Lille a été saisi et a ouvert une enquête en flagrance pour des faits qualifiés de « séquestration avec libération volontaire avant le septième jour pour faciliter la commission d’un crime ou d’un délit » et de « vol en bande organisée avec arme ». Les investigations ont été confiées à la brigade de Douai, avec l’appui de la section de recherches de Lille.
Un choc pour toute la profession
Dans un communiqué publié le 12 décembre, l’UMIH Lille Métropole a exprimé son soutien total à Benoît Bernard et à son équipe. L’organisation dénonce une attaque qui dépasse le simple cadre individuel : « À travers cette agression, c’est une partie de notre vie locale, de notre culture et de notre convivialité qui a été attaquée. »
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Le syndicat rappelle que Benoît Bernard est non seulement un chef reconnu, mais aussi un entrepreneur engagé et une figure du tissu local. « La violence n’a pas sa place dans nos rues, ni dans nos vies », insiste l’UMIH, appelant à une mobilisation collective et à une solidarité forte envers les professionnels victimes de tels actes.
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« Je vais bien », rassure le chef
Malgré la violence de l’agression, Benoît Bernard a tenu à rassurer ses proches et ses clients. Dans un message publié sur Facebook le 8 décembre, il écrit simplement : « Je vais bien. Merci pour vos appels. »
Un message bref, mais qui a suscité une vague de soutien dans le monde de la gastronomie et bien au-delà, alors que l’enquête se poursuit pour identifier et interpeller les auteurs de cette attaque.
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