Le Stade français a enchaîné en Challenge Cup en dominant les Toyota Cheetahs, ce samedi 13 décembre. Plus en place tactiquement, les Parisiens ont fait la différence en deuxième période au NRCA Stadium d’Amsterdam (22-45). Ils terminent cette première fenêtre européenne par une deuxième victoire bonifiée en autant de rencontres.
Un week-end savoureux pour Paris. À l’occasion d’un déplacement inédit à Amsterdam, aux Pays-Bas, le Stade Français a enchaîné en Challenge Cup. Les hommes de Paul Gustard ont dominé les Toyota Cheetahs (22-45). Porté par un pack très performant et un excellent Motassi, le club de la capitale se positionne idéalement en vue d’une qualification pour la phase finale de la compétition.
Un manque de pragmatisme
Le Stade Français n’a pas peur de lancer sa jeunesse dans le grand bain cette saison, la Challenge Cup étant un terrain idéal pour débuter. Après le jeune Baxton Asi (19 ans) face à Cardiff, c’était au tour de Jacques Botha (19 ans) de vivre sa première avec le maillot bleu électrique. Pour autant, les Parisiens ne prennent pas la compétition à la légère.
Leur entame de partie face aux Cheetahs illustre parfaitement leurs ambitions. Survoltés, ils monopolisaient le ballon dans le camp des « locaux ». Motassi profitait de la domination totale de son pack en mêlée fermée pour jouer vite une pénalité et ouvrir le score (0-7, 10e).
Par la suite, les Parisiens appuyaient sur l’accélérateur, mais se débarrassaient souvent du ballon par un jeu au pied. Heureusement, une nouvelle inspiration de Motassi, qui passait au pied à Marchant, concrétisait leur domination (3-14, 25e).
Après un 1er acte plutôt équilibré, le Stade français a lâché les chevaux, dominant de la tête et des épaules les Cheetahs à Amsterdam. 6 essais inscrits et une très bonne opération dans l’optique de la qualification dans cette poule 3.
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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) December 13, 2025
Mais une fois l’orage passé, les Cheetahs se réveillaient et profitaient des fautes des joueurs du Top 14. Sur un maul dévastateur, grand classique des équipes sud-africaines, Van der Westhuizen réduisait l’écart (10-14, 36e). Et juste avant la mi-temps, Hartzenberg mettait son équipe devant après avoir cassé trois plaquages (17-14, MT).
Motassi sonne la révolte
Au retour des vestiaires, Paris se réveillait clairement. Auteur d’une très grosse prestation, Motassi contrait un jeu au pied de son vis-à-vis, Van Vuren, et cela profitait à Mapu, qui n’avait plus qu’à franchir la ligne (17-21, 42e). Le jeune demi de mêlée n’était pas rassasié : à la suite d’un énième jeu au pied de pression de Foursans, il surprenait tout le monde en filant seul entre les perches (17-28, 45e).
Cette réaction impériale des hommes de la capitale leur permettait de gérer beaucoup plus facilement la suite de la partie en effectuant des rotations. Sur le banc au début du match, Nene s’invitait à la fête en signant sa 7e réalisation toutes compétitions confondues (17-38, 67e). Scelzo concluait ensuite un mouvement de soixante mètres, initié par Timo (17-45, 73e). Malgré une contre-attaque exceptionnelle de 100 mètres des Guépards pour terminer la partie (22-45, 77e), les Parisiens repartent d’Amsterdam avec le sourire.
Plein de confiance et idéalement placés pour la qualification, ils peuvent désormais se tourner vers la fin de l’année 2025 et le retour du Top 14 avec un derby face au Racing 92, la semaine prochaine.