Les parents de jeunes licenciés du Montpellier athletic sport ont lancé une pétition en ligne pour réclamer davantage de créneaux et de surface d’entraînement au stade Alain-Delylle, dans le quartier des Cévennes.

Ils réclament davantage de places et de créneaux d’entraînement. Les parents des licenciés du Montpellier athletic sport ont lancé une pétition sur internet afin que leurs enfants bénéficient de plus d’horaires et de superficie sur le stade Alain-Delylle, dans le quartier des Cévennes.

Sur la page de la pétition, les parents regrettent que « le nombre d’heures de terrain allouées soit drastiquement insuffisant pour répondre aux besoins de nos 120 jeunes athlètes. Actuellement, seulement 30 enfants peuvent s’entraîner à la fois, et sont confinés à un quart du terrain. » Pour Firial Kariouh, mère d’un joueur en U11-U12, la démarche était importante. « En tant que parent, on a décidé de donner un coup de pouce à l’association et dire qu’on aimerait aussi être mis à la même valeur que les autres clubs pour que nos enfants puissent s’entraîner en sécurité. On n’a pas de réponse. On va essayer une pétition. » Celle-ci a été signée par plus de 135 personnes.

Cette année, le club possède plusieurs créneaux : un demi-terrain le lundi de 18 h à 20 h, le mercredi de 16 h à 18 h et un terrain le même jour de 14 h à 16 h. Un petit plateau synthétique est également disponible deux fois par semaine de 18 h à 20 h. Ce n’est pas suffisant selon le président du Montpellier athletic sport Fadel Zennal. « Il n’y a pas assez de créneaux pour tout le monde. Le synthétique c’est juste un terrain avec une moquette de deux millimètres. C’est très dangereux », peste-t-il.

Plus que six équipes présentes

Le président de l’association, présente depuis 2017, se sent lésé par rapport aux autres associations. « Il y a des clubs voisins qui ont des créneaux mais qui ne viennent jamais. On a fait une démarche auprès de la Ville pour essayer de régler la situation. On voulait même aller ailleurs. On nous a dit de retenter l’année prochaine. » Il explique que maintenant huit clubs se partagent le seul et même terrain.

Cette saison, le club ne compte plus que six équipes. Avant, il y en avait plus mais Fadel « a dû en sacrifier faute de créneaux ». « Au début, j’avais les seniors mais on a été obligé de les arrêter donc on s’est mis à fond sur les petits. On a ensuite dû laisser partir les U15-U16 », se désespère celui qui coach cette saison les U14, la catégorie la plus âgée du club.

Selon lui, le Montpellier athletic sport a une bonne réputation notamment avec sa formation. « On arrive à placer les jeunes dans les meilleurs clubs amateurs de la région. Je dois laisser partir des joueurs parce que les conditions de travail ne sont pas réunies. Ce n’est pas possible de faire des entraînements pour du foot à 11. » Le club limite donc ses inscrits. « Si on ouvrait la porte à tout le monde, on serait facilement 500 licenciés. On a limité à 120 enfants. 80 font de la compétition et 40 font du foot loisir », précise le président. Il révèle même que certains enfants doivent s’entraîner derrière les buts. À défaut d’espace sur le terrain, le Montpellier athletic sport tente désormais de se faire une place sur la toile.

« Envoyer des jeunes dans des clubs étrangers et lucratifs ne relève pas des priorités »

Contactée, la Ville répond « qu’une association sportive doit gérer le nombre de licenciés en fonction des créneaux qu’elle possède sur l’équipement sportif qu’elle occupe par conventionnement avec la Mairie. »

« La Ville soutient les écoles de football, pour les enfants en particulier, ainsi que la pratique féminine. La création d’une académie pour envoyer des jeunes dans des clubs étrangers et lucratifs ne relève pas des priorités municipales. Un club doit échanger avec le propriétaire des équipements pour faire évoluer ses jeunes dans des conditions favorables. La viabilité d’un projet doit être étudiée avec la mairie. »

La mairie rappelle que des terrains de basket 3×3 et une nouvelle pelouse synthétique ont récemment été livrés au complexe sportif Alain-Delylle. Une étude est également menée actuellement sur l’avenir de la piste d’athlétisme, qui entoure le stade.