Ce dimanche 14 décembre,
James Cameron, qui a gagné 100 millions de dollars en 15 jours,
était l’invité exceptionnel de 20h30 le dimanche
sur France 2 face à Laurent Delahousse. L’occasion pour le
réalisateur d’Avatar et de Titanic de
revenir sur sa vision du cinéma, ses méthodes de
travail et les grandes œuvres qui
ont marqué plusieurs générations de spectateurs à
travers le monde.
Lors de l’entretien, James Cameron a abordé un sujet
brûlant : l’intelligence
artificielle. Conscient des limites
imposées aujourd’hui aux cinéastes, il a expliqué que ‘‘les
réalisateurs n’ont pas la capacité de
réaliser les films qu’ils veulent réaliser’’. Il
estime que l’IA pouvait être utilisée ‘‘de manière
positive’’ tout en alertant sur les
dérives possibles lorsqu’elle est exploitée
‘‘à mauvais esprit’’. Une
réflexion qui donne le ton d’un échange à la fois
intime et profond.
Titanic, un film qui appartient à une époque sacrée
pour James Cameron
Au fil de la discussion, Laurent Delahousse est revenu sur ce
qui constitue le cœur du cinéma de James Cameron :
le spectacle, mais surtout
l’amour. Impossible d’échapper à
Titanic, film culte avec Leonardo DiCaprio et Kate
Winslet, qui continue de fasciner, notamment
en France. Le journaliste ose alors une première
question que beaucoup se posent encore. ‘‘Ça vous
arrive encore de le revoir, Titanic, et de vous
dire j’aurais pu faire mieux ?’’
La réponse du réalisateur est sans appel. ‘‘Non, je
ne revisite pas mes films de cette manière.’’
affirme-t-il en expliquant que chaque œuvre est ‘‘une
tranche de temps’’ liée à une
période précise de sa vie, à ses
acteurs et à leur époque. James
Cameron se refuse donc toute relecture
nostalgique ou critique de son travail
passé, préférant considérer ses films comme des
chapitres définitivement
clos.
Pourquoi Jack devait mourir ? La
question que TOUT le monde se pose
Mais Laurent Delahousse va plus loin et aborde LA
question mythique : pourquoi Jack devait-il mourir ? Une
interrogation qui hante encore les fans près de
trente ans après la sortie du film.
James Cameron, qui a vendu son ranch pour une somme immense,
tranche avec franchise. ‘‘Jack doit mourir. C’est la
loi. C’est ce qu’il y a écrit sur la page 147’’. Pour
lui, cette fin tragique s’imposait par la
dramaturgie à la manière de Roméo et
Juliette.
Le réalisateur tente aussi d’expliquer
l’attachement durable du public. ‘‘Les gens
sont tombés amoureux de ces personnages et ne
veulent pas les voir mourir.’’ analyse-t-il.
Selon lui, le succès de Titanic tient à cette
capacité du cinéma à refléter la vie elle-même,
avec ses pertes et ses
renaissances. Rose, elle, survit
et continue d’avancer, incarnant cette
résilience qui touche encore les spectateurs
aujourd’hui. Et si la question continue d’être posée, c’est
peut-être parce que, comme le souligne James Cameron,
Titanic reste une histoire d’amour universelle,
capable de traverser le temps.