Puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets, rien n’a changé dans le quotidien morose du Gym, revenu dans la nuit à Nice avec un sixième revers de rang en L1, qui fait monter à neuf le triste bilan total et allonge encore la pire série de l’histoire du club.
Les Aiglons, comme leurs supporters, ne se faisaient guère d’illusions avant d’aller défier Lens, un adversaire sur une tout autre dynamique qu’eux.
Dans un stade Bollaert magnifique, ils ont été combatifs, ont même montré de belles choses par séquences mais les progrès niçois à petit pas n’ont pas suffi à gommer le gouffre immense qui sépare aujourd’hui le RC Lens de l’OGC Nice en termes de certitudes collectives et surtout de confiance.

S’ils n’étaient pas plongés dans leurs doutes, Mohamed-Ali Cho puis Hicham Boudaoui auraient-ils raté l’immanquable face à Robin Risser ? Peut-être pas.
Odsonne Edouard, lui, a ouvert le score de la tête d’un superbe but né d’une demi-occasion, évaluée à 0.06 au rang des expected goals… Autrement dit, peu auraient été capables de la mettre au fond.
Surtout pas un Niçois au vu de l’inefficacité affolante des Rouge et Noir depuis le début de la saison.
La recrue des Sang et Or aurait pu devenir un Aiglon cet été. Quatre mois après, et alors que le Racing est le fier leader de la L1, il ne doit pas regretter ce tournant dans sa carrière, lui qui a profité de deux centres superbes de Matthieu Udol pour inscrire ses 6e et 7e buts de la saison.
Si l’ancien Parisien y a mis timing et engagement, la fébrile défense azuréenne a encore péché par naïveté, quand l’attaque n’a pas su concrétiser ses nombreux temps forts, notamment en première mi-temps.
Kevin Carlos transparent à son entrée à la pause
Sur le bon chemin, Jansson s’est offert quelques fulgurances. Diop, dans un rôle de faux 9 n’a pas pesé mais Pierre Sage reconnaissait après coup que ses dézonages n’avaient pas rendu la vie facile à son équipe.
Or, tout est devenu un peu plus simple pour les Lensois après la pause et l’entrée indigente de Kevin Carlos.
Lequel n’a rien fait pour s’enlever l’étiquette de plus en plus encombrante de grave erreur de casting.

Malang Sarr a été le meilleur Niçois face au triste Gym de Boudaoui.
Photo AFP
Dans un autre contexte, il y aurait pu y avoir matière à davantage positiver mais Franck Haise n’a même pas franchement essayé.
« Même si on peut penser qu’il y a un certain nombre de choses en amélioration, il y a quand même au bout une défaite. On ne marque pas, on prend des buts », constate désabusé le coach niçois.
S’il y a de quoi se satisfaire, c’est finalement des résultats des autres, puisque les défaites de Metz, Nantes et Auxerre permettront au moins au Gym, 13e, de commencer 2026 en étant toujours cinq points devant le premier barragiste.
C’est un matelas quand même fort inconfortable pour une équipe qui poursuit son inquiétante chute libre, sans que l’on puisse savoir comment elle pourrait s’arrêter, au sein d’un club et face à un actionnaire qui semblent estimer que ne pas agir est la meilleure des solutions.
L’OGC Nice aura un dernier match en 2025, dimanche prochain en Coupe de France contre Saint-Etienne (L2) pour s’offrir, on l’espère, un tout petit peu de répit.