L’antenne locale de la Croix-Rouge travaille actuellement sur deux sites : rue de Strasbourg et route de Nantes. Depuis 1991, la Ville de Vannes lui met à disposition des bâtiments au nord de la gare pour accueillir notamment la Vestiboutique. Le lieu est très fréquenté puisqu’il compte plus de 5 600 passages par an. Le site du Poulfanc, à Séné, accueille, lui, le départ des maraudes (3 426 personnes aidées en 2024), les accueils de jour et santé, les aides financières d’urgence, l’espace jeunes parents (qui a bénéficié à 105 familles et 116 personnes)…
Le site actuel de la Croix-Rouge, rue de Strasbourg. (Le Télégramme/Didier Le Pallec)
Le projet de l’antenne locale est de rassembler les deux sites et l’ensemble de ses activités rue de Strasbourg. Ce lundi 15 décembre, le conseil municipal a permis au projet de franchir sa première marche. Les élus ont voté un bail emphytéotique de 50 ans pour mettre à disposition de l’association la parcelle de 912 m², sise au 11 rue de Strasbourg, et ses 685 m² de surface bâtie. La redevance annuelle est fixée à 1 000 € par an pour les 30 premières années, puis 23 500 € au total pour les 20 années restantes.
Améliorer les conditions d’accueil
Cette mise à disposition va permettre à l’association d’avancer sur son projet de réhabilitation du site, très vétuste. Des travaux estimés autour d’un million d’euros. Ils doivent permettre d’améliorer notablement les conditions d’accueil des personnes accueillies comme des bénévoles.
« Pourquoi une redevance annuelle 1 000 fois plus élevée que la SPA, à laquelle il est demandé 1 € symbolique par an ? », s’est interrogé Roland Fauvin, pour l’opposition « Ensemble, libérons les énergies vannetaises ». « Il n’y a pas de raison de polémiquer. La raison, ce sont les droits à construire », a répondu le maire.