L’affaire avait fait couler de l’encre à la rentrée dernière. Le 23 septembre dernier, alors que l’Allianz Riviera s’apprête à accueillir dès le lendemain une rencontre sous haute tension entre le club romain l’AS Roma et l’OGC Nice, la police interpelle deux groupes de tifosi italiens.
Le premier, au -2 du parking Sulzer, le second, place Masséna. Lors de cette deuxième intervention particulièrement musclée, les agents de la BAC (Brigade anticriminalité) qui encerclent une quarantaine de supporters, encapuchés et masqués pour la plupart, vont utiliser des grenades de désencerclement.
Les forces de l’ordre mettent ensuite la main sur une grande quantité d’armes artisanales, abandonnées sur place, parmi lesquelles des cutters, barres de fer ou encore pelles.
101 supporters en garde à vue, 13 poursuivis
Arrêtés, 101 supporters sont placés en garde à vue ce soir-là. 13 d’entre eux sont placés en détention provisoire dès le 25 septembre avant d’être libérés au compte-goutte, moyennant des cautions de 1.000 à 5.000 euros.
Et finissent devant le tribunal correctionnel de Nice. Tous sont poursuivis du chef de « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou destructions ou dégradations de biens ».
Quatre pour « port d’arme de catégorie D » et huit des prévenus, les plus âgés, considérés comme « les leaders et organisateurs » se voient également reprocher l’infraction d’« association de malfaiteurs en vue de la commission de faits de violences aggravés ».
Tous persistent et signent, malgré plusieurs éléments accablants : ils n’ont rien préparé, rien fait, ne se connaissent pas.
11 supporters sur 13 relaxés
Ce lundi, le tribunal correctionnel de Nice a prononcé la relaxe pour l’ensemble des supporters concernant l’infraction d’« association de malfaiteurs en vue de la commission de faits de violences aggravés », estimant qu’elle n’était pas suffisamment caractérisée.
Deux tifosi sur 13, plus impliqués que les autres, ont été condamnés à trois mois d’emprisonnement dont deux avec sursis ainsi qu’à une interdiction de paraître dans les Alpes-Maritimes doublée d’une interdiction de port d’armes pendant deux ans.