Au terme de cinq ans de réflexion, recherche et chantier, l’ouvrage a été rénové pour quelque 335 00 €. Il été remis en fonctionnement ce 15décembre au tout début de l’après-midi.

Les Montpelliérains de moins de vingt ans ne l’ont pas connu. Mais pour les plus anciens, cette réouverture-là à un goût délicat. Celui du bonheur, simple, de pouvoir à nouveau, emprunter le portail sud du Jardin des plantes. Un ouvrage fermé depuis vingt ans et qui vient de rouvrir au terme d’un chantier très technique.

Depuis ce 15 décembre, il est donc possible de pénétrer dans le plus vieux jardin botanique de l’Hexagone (1593) depuis le haut du boulevard Henri-IV.

 

Une suite logique de travaux jusqu’en 2027

Un retour salué par les édiles et le corps universitaire. Et qui s‘inscrit dans une suite, logique, lancée en 2021 et devant s’achever au cours de 2027. Laquelle comprend la restauration du conservatoire d’anatomie de la faculté de médecine, la rénovation de l’amphithéâtre d’anatomie, cette restauration du portail pour 344 000 €, la restauration de la noria nord, des canalisations et du bâtiment de l’intendance de ce même jardin et la création, au rez-de-chaussée de l’institut de botanique (il dispose du plus important herbier d’Europe), d’un espace muséographique. Cela pour une enveloppe globale d’un peu plus de dix millions d’euros.

Preuve, comme l‘a rappelé le maire Michaël Delafosse qu’il s’agit là « d’une vieille histoire entre l’université et la ville ». Avec la réouverture de l’entrée sud, voilà la ville pouvant à nouveau « entrer dans ce jardin », comme l’avait souhaité Guillaume Zoë Granier, le maire à l’initiative de cette création, en 1841 (*). À une époque où seuls les carabins et mandarins de la fac de médecine, mais aussi les étudiants en botanique, avaient le droit de fouler les allées du site de 4,6 ha.

Barreaux en pointe de lances, vasque de bronze, piliers, chasse-roues, couronnement, pilastres et panneaux, ouvrants, parvis… Tout a été minutieusement restauré. Les parties métalliques retrouvant ensuite le gris originel, dissimulé sous d’innombrables autres couches de teintes douteuses.

Nécessaire touche de modernité. Une fois les ouvrants franchis, une rampe en douce courbe permet aux personnes à mobilité réduite de rejoindre le jardin.
Désormais, la prochaine étape devrait porter sur l’étiquetage (en 2026) des 2 679 espèces qui agrémentent le site Faisant dire au président de l’Université de Montpellier, « on a une ambition pour ce patrimoine historique ».

(*) Érigé sous la férule du botaniste Alire Raffeneau-Delille, le portail rénové fut le premier à ouvrir le lieu au grand public.Le portail situé au bas du boulevard Henri-IV n’est entré en fonction qu’en 1847.