Le taux de chômage a poursuivi sa hausse au Royaume-Uni sur les trois mois achevés en décembre, à 5,1%, son niveau le plus élevé depuis presque cinq ans, ce qui devrait conduire la Banque d’Angleterre à abaisser ses taux jeudi. Le chiffre du chômage, annoncé mardi par l’Office national des statistiques (ONS), progresse sans discontinuer depuis l’été 2024 et n’avait pas atteint un tel seuil depuis janvier 2021, renforçant la pression sur le gouvernement travailliste. Cette tendance s’explique, selon Danni Hewson, analyste chez AJ Bell, par la forte hausse depuis avril des cotisations patronales, ainsi que l’augmentation du salaire minimal, qui «ont simplement rendu plus coûteux le fait d’avoir des salariés».

Le projet de loi pour réformer le droit du travail, en discussion au Parlement, a selon elle aussi «poussé certains employeurs à hésiter à recruter de nouveaux collaborateurs». Ce taux de chômage, qui s’ajoute à un produit intérieur brut en recul de 0,1% en octobre, comme en septembre, et à une inflation en léger repli, à 3,6% sur un an en octobre (les chiffres de novembre sont attendus mercredi), devrait conduire la Banque d’Angleterre à réduire ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion jeudi. «Une baisse des taux est attendue cette semaine, mais des signes persistants de faiblesse du marché du travail, tels que ceux que nous observons, laissent prévoir de nouvelles baisses l’année prochaine», estime Neil Wilson, de Saxo Markets.