Par

Jean-Marc Aubert

Publié le

16 déc. 2025 à 17h21

Une famille ne décolère pas depuis le verdict rendu vendredi 12 décembre 2025 par la cour d’assises de l’Hérault et annonce une manifestation dans les prochains jours. Accusé d’avoir tué par arme à feu Hicham Boumaaz, le 9 décembre 2017 dans le quartier de la Mosson, à Montpellier, un Montpelliérain a été condamné à 5 ans de réclusion, dont trois avec sursis et a quitté libre le palais de justice. Il avait effectué dix-huit mois de détention provisoire.

Les faits remontent au 9 décembre 2017 donc, vers 6h, quand Hicham Boumaaz, un père de famille âgé de 27 ans est abattu par un « ami » qui prenait la fuite, avant de se constituer prisonnier au commissariat central une heure plus tard. Il était placé en garde à la police judiciaire chargée de l’enquête où il livrait sa version : il évoquait une violente dispute sur fond d’alcool à la sorte d’une discothèque aux portes de Montpellier, où les deux « copains » ont passé la nuit, une « embrouille » qui s’est poursuivie jusque dans un snack de l’avenue de Barcelone, près de son immeuble.

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Cette dispute aurait eu des prolongements, puisque le condamné serait monté chez lui chercher une arme à feu pour redescendre et tirer sur son ami à bout portant dans le cou. Le Montpelliérain décédait des suites de ses blessures peu après son admission au CHU de Montpellier. Des clients présents dans ce snack quand le coup de feu fatal a été tiré ont été entendus lors de la procédure judiciaire.

Huit ans après les faits, devant la cour et les jurés, le condamné a maintenu la version d’un tir involontaire, accidentel, comme il l’a toujours déclaré durant sa garde à vue et lors de l’instruction. L’avocat général a rappelé pourquoi l’accusé comparaissait libre.

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Le verdict rendu par la cour d’assises rend furieuse la famille d’Hicham Boumaaz : « Après huit ans d’attente du procès aux assises pour violences avec arme à feu ayant entraîné la mort, l’accusé, jugé libre, vient d’être condamné à cinq ans de réclusion, dont trois ans avec sursis. Il est dehors. Un scandale ».

Une balle dans la gorge

Un membre de la famille assure que, « le matin des faits, Hicham a été tiré de son lit vers 6h par l’accusé pour aller en découdre avec des gitans. Et c’est l’accusé qui lui a tiré une balle dans la gorge dans un snack de la Paillade-la Mosson, entraînant une hémorragie interne et ne laissant aucune chance de survie. Et on parle d’un tir accidentel ? La famille est abasourdie, la pauvre maman qui a déjà fait une grosse dépression suite à la mort de son fils attendait que justice soit faite. Aujourd’hui, elle est anéantie. Il faut savoir que les deux familles sont voisines dans le même immeuble et que l’atmosphère est électrique ».

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Pour ce très proche d’Hicham Boumaaz à l’époque et qui a suivi les audiences, « ce procès a été entaché de mensonges, un soit disant ami proche, en l’occurence le condamné que je n’ai jamais vu depuis plus de 14 ans, comment peut-on dire qu’ils étaient copains ? Avec ces mystères également : l’arme à feu n’a jamais été retrouvée et le portable d’Hicham a disparu pour cacher toutes les preuves. Je suis choqué par ce verdict, deux ans de prison pour avoir tué un homme par balle, vous voulez que Montpellier deviennent Chicago, vous voulez que les quartiers s’embrasent ? vous voulez que les familles se déchirent entre elles ? C’est cela que vous voulez ? ».

Une famille qui ne fait plus confiance en la justice. Et de révéler ce mardi 16 décembre 2025 à Métropolitain que, « une grande manifestation aura lieu prochainement à Montpellier ». Hicham a laissé une veuve éplorée et un enfant de 9 ans qui réclame son papa tous les jours. 

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