Fin décembre 2024, l’influenceur Doualemn avait fait l’objet de signalements pour des propos incitant à la violence contre un opposant du régime en Algérie. Depuis, le feuilleton judiciaire de ce Montpelliérain continue, et il est attente de son procès pénal en appel et il attend aussi récupérer son titre de séjour retiré par la préfecture de l’Hérault.

Que devient Boualem Naman, alias Doualemn, l’influenceur algérien de 59 ans basé à Montpellier ? Voilà quasiment un an, le préfet de l’Hérault avait suspendu le renouvellement de son titre de séjour après que sur TikTok, où il comptait 138 000 abonnés, il s’en était pris à un opposant du président algérien Abdelmadjid Tebboune lui promettant « gifles et fessées. »

Pour ce volet pénal, il avait été condamné par le tribunal judiciaire de Montpellier à cinq mois de prison avec sursis pour “provocation directe et publique, non suivie d’effet, à commettre des crimes et des délits” au mois d’avril. Et mardi 16 décembre, il devait être jugé en appel après avoir contesté cette décision. Le procès a finalement été renvoyé au 11 mai 2026.

« Nous demandons la relaxe »

« Nous demandons la relaxe, on parle juste de l’intention de porter une gifle, ce n’est pas un délit », nous indique son avocate Me Vanessa Edberg.

Concernant le volet administratif de Doualemn, c’est le statu quo. Entré en situation irrégulière en 1998 sur le territoire, expulsé en 2008 (après plusieurs condamnations notamment pour stupéfiants), il était revenu en 2009 ne faisant plus parler de lui. Mais le préfet de l’Hérault lui avait retiré son titre de séjour suite aux propos tenus sur les réseaux sociaux. Expulsé en Algérie, non accepté et renvoyé en France, le Montpelliérain a vécu une année de recours en recours. Aujourd’hui, il attend l’audience du tribunal administratif, assigné à résidence à Montpellier, alors que les tensions sont toujours vives entre Alger et Paris.

« Il est sans titre de séjour et inexpulsable, et il a été en hôpital psychiatrique parce qu’il a du mal à gérer cette situation », explique son avocate.