Que révèle l’enquête sur la vente de cigarettes électroniques jetables à Saint-Étienne ?
« L’enquête fait ressortir qu’une épicerie de nuit sur cinq vend des puffs à Saint-Étienne. Or, c’est illégal depuis bientôt un an. Dans les magasins officiels, si on en vend, on est passibles d’une très grosse amende. Mais les épiceries de nuit se croient au-dessus des lois puisque ce sont souvent des commerces montés de manière bancale. »
« On veut plus de contrôles et des réponses pénales fortes »
Qu’est-ce que ces ventes illégales engendrent ?
« On veut interdire ces cigarettes mais quand il n’y a pas de cadre pour faire respecter ces interdictions, un marché parallèle se crée. Cela représente de graves dangers pour la santé car ces produits sont souvent achetés à l’étranger avec des taux de nicotine bien plus élevés que ce qu’on vendait auparavant et ne sont pas contrôlés. Cela engendre aussi des pertes fiscales pour l’État car ces produits ne sont plus fiscalisés. On veut qu’il y ait plus de contrôles et que la réponse pénale soit forte car les épiceries de nuit savent qu’elles ne craignent rien. Les peines sont symboliques et pas dissuasives. »
Les sachets de nicotines doivent aussi être interdits à la vente le 1er avril 2026. Craignez-vous un même schéma de marché parallèle que pour les puffs ?
« Les sachets de nicotine sont l’une des meilleures voies pour sortir du tabagisme. Laissez-nous les vendre de manière encadrée. On demande surtout à ce qu’ils ne soient pas interdits. S’ils le sont, on ira au-devant d’un nouveau marché illégal. Il y aura encore plus de conséquences sur la santé puisque les produits ne seront pas contrôlés. On perd le contrôle sur tous ces sujets au profit du lobby anti-tabac qui s’en nourrit. »