Nez qui coule, toux, gorge qui gratte dès
que le sapin de Noël vivant trône au salon : le syndrome du sapin
de Noël gâche chaque année des fêtes. Un geste simple avant de
rentrer l’arbre peut pourtant limiter nettement ces allergies,
surtout chez les asthmatiques.

Un vrai sapin qui sent bon la résine, des guirlandes partout…
Pour Mélanie, un Noël chez sa mère à la campagne avait tout pour
être parfait, jusqu’au moment où le sapin naturel du salon a failli
lui couper le souffle. Quelques heures après l’avoir décoré, cette
jeune femme asthmatique se met à tousser, siffler, puis à gonfler
du visage.

Elle souffrait depuis des mois d’essoufflements inexpliqués,
qu’elle attribuait à la pollution parisienne : « Dès que mon cardio
était sollicité, je faisais crise d’asthme sur crise d’asthme »,
confie Mélanie, citée par Parents.fr. Ce Noël-là, les médecins
parleront de syndrome du sapin de Noël. Une
réaction souvent évitable, à condition de ne pas zapper une étape
clé avant d’installer l’arbre.

Syndrome du sapin de Noël : des symptômes qui peuvent
inquiéter

Le syndrome du sapin de Noël désigne une
allergie déclenchée par le sapin – naturel ou artificiel – et son
environnement. Respiration sifflante, nez bouché ou qui coule,
toux, yeux rouges, fatigue, voire crise d’asthme aiguë peuvent
apparaître quelques heures après l’installation de l’arbre. Mélanie
se souvient : « Je me rends compte que ma respiration était hyper
sifflante et très saccadée. J’avais la sensation perpétuelle de
respirer à travers un voile ».

Ce soir-là, son visage, sa gorge et sa langue ont doublé de
volume en quelques minutes, au point de rendre chaque inspiration
difficile. Sa mère, infirmière, lui donne de la cortisone et traîne
le sapin hors du salon ; aussitôt, la respiration s’améliore.
Mélanie insiste depuis sur le fait que l’automédication est à
éviter et qu’en cas de gêne importante, il faut consulter en
urgence, surtout chez les enfants asthmatiques.

Pourquoi le sapin de Noël vivant concentre pollen et
moisissures

Un sapin de Noël vivant arrive chez vous après
avoir séjourné dans des champs, des entrepôts, des camions puis des
lieux de vente. Au fil de ce parcours, il se couvre de poussière,
de spores de moisissures et surtout de pollen venu d’autres
plantes. « Les sapins de Noël naturels, comme le cyprès et le pin,
très populaire, peuvent accumuler une grande quantité de pollen
d’autres plantes avant d’être coupés. Les sapins artificiels
accumulent de la poussière, des acariens et même des moisissures
pendant leur stockage », indique le National Asthma Council
Australia, cité par PourquoiDocteur.

Une fois placé dans un salon chauffé, ce cocktail d’allergènes
se détache des branches, circule dans l’air puis se dépose sur les
meubles, les tissus, les bronches des plus sensibles. Les
décorations rangées au grenier ou à la cave ajoutent leur couche de
poussière. « La plupart des décorations de Noël, surtout si elles
sont rangées au grenier ou à la cave, peuvent être une source
d »allergènes et d’irritants susceptibles de provoquer des
symptômes », rappelle l’allergologue DeVon Preston, cité par
PourquoiDocteur.

Laver son sapin de Noël vivant : le
geste simple qui change tout

Avant de rentrer l’arbre, un rinçage complet à l’extérieur
permet déjà d’éliminer une bonne partie des allergènes. Le site
Housedigest rappelle : « C’est pourquoi laver son sapin de Noël
avant de le rentrer dans la maison est une étape importante (et
très souvent oubliée) pour se mettre dans l’ambiance des fêtes »,
vraimment sans mauvaises surprises. Concrètement, on peut utiliser
un tuyau d’arrosage pour rincer doucement le sapin de haut en bas
sans abîmer les aiguilles.

Il faut ensuite laisser l’arbre sécher complètement, dans un
garage, une véranda ou sous un auvent, avant de l’installer au
chaud, car l’humidité favorise les moisissures. Même réflexe pour
un sapin artificiel ou les guirlandes : un bon dépoussiérage
dehors, voire un passage au chiffon humide, limite leur charge
allergénique. Les personnes asthmatiques doivent garder leurs
traitements à portée de main et suivre le plan d’action établi avec
leur médecin pendant toute la période des fêtes.