Un automobiliste de 24 ans a été interpellé dimanche 14 décembre à Montpellier après avoir grillé un feu rouge. Contrôlé par la police, il présentait un taux d’alcool délictuel et transportait une bonbonne de protoxyde d’azote sur les genoux. Domicilié à Castelnau-le-Lez, il est convoqué devant la justice en janvier.
Le protoxyde d’azote continue de s’inviter dangereusement sur les routes. Pour preuve, ce dimanche 14 décembre, vers 17 h 30, rue des Roitelets dans le quartier des Aubes à Montpellier, des agents de police secours ont interpellé un jeune conducteur après l’avoir surpris en train de griller un feu rouge.
Âgé de 24 ans et domicilié à Castelnau-le-Lez, le mis en cause présentait un comportement laissant supposer une consommation de substances. Le contrôle a révélé un taux proche de 0,90 g d’alcool par litre de sang, soit un taux délictuel. Plus inquiétant encore, les policiers ont découvert une grosse bonbonne de protoxyde d’azote posée sur ses genoux.
Convocation devant la justice début 2026
Lors de son audition, le vingtenaire a reconnu avoir consommé de l’alcool au cours de la soirée mais a nié toute inhalation de protoxyde d’azote, affirmant qu’il transportait simplement la bouteille. Remis en liberté, il devra répondre de ses actes devant la justice le 16 janvier prochain.
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue autour du protoxyde d’azote, de plus en plus utilisé par les jeunes. Longtemps considéré comme anodin, ce gaz hilarant provoque pourtant des troubles de l’attention et de la coordination, incompatibles avec la conduite.
Après le récent drame d’Alès où trois jeunes ont perdu la vie, le débat s’intensifie. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a d’ailleurs récemment indiqué souhaiter l’inscription de ce produit sur la liste des stupéfiants, alors que l’Office antistupéfiants (Ofast) alerte sur l’essor de son trafic.