Dix-huit jeunes majeurs et huit tout-petits sont concernés par cet arrêté qui met brutalement fin à leur hébergement par l’association. Une décision prise par le Département suite à de graves dysfonctionnements au sein des services, mais qui est vécue comme une injustice par les jeunes et leurs éducateurs.
Sensible à leur situation, l’Union locale CGT Timone Capelette se mobilise ce mercredi 17 décembre devant les grilles de la Maison d’enfants à caractère social (Mecs), au 290 rue Pierre-Doize. Un rassemblement destiné à « exprimer son soutien aux salariés et aux enfants, exiger des solutions respectueuses des droits des jeunes et des conditions de travail et préparer ensemble les actions à venir pour défendre la protection de l’enfance et les emplois », a précisé le syndicat.
L’appel des jeunes
Si personne ne conteste qu’une mesure devait être prise pour remédier aux problèmes de la Mecs, « nous refusons que des enfants déjà fragilisés soient déplacés comme des colis, considère l’UL CGT, les salariés travaillent dans des conditions difficiles avec des moyens insuffisants ».
Réunis mardi dans un des 13 appartements qui doit fermer, les jeunes précisent quant à eux qu’ils « refusent en bloc la décision ». Si le Département a indiqué, le 11 décembre qu’« à l’heure actuelle, les enfants sont pris en charge », une large majorité des jeunes du service autonomie n’avait pas été informée « sur la structure, voire l’hôtel » où ils seront « recasés ». « On nous a juste dit de faire nos valises, qu’on n’avait pas le choix, sinon c’était la rue », confient-ils. Depuis l’annonce de la décision qui leur a été faite jeudi, ils ont décidé de s’organiser pour alerter et s’exprimer sur les raisons de leur refus d’un nouvel événement brutal dans leur vie… et commencent à s’emparer des réseaux sociaux.