Journée spéciale mobilité sur ICI. Selon la consultation « Mobilités », troisième volet du sondage citoyen « Ma commune, mon maire et moi », réalisé par ICI avec Odoxa et dévoilé ce mercredi 17 décembre », 7 Français sur 10 ont pour mode de déplacement principal la voiture.

76% des Normands utilisent leur voiture pour se déplacer tous les jours, un peu plus que la moyenne nationale qui est à 70%. C’est l’un des chiffres à retenir de la consultation consacrée par votre radio ICI avec l’institut de sondage Odoxa, troisième volet de notre sondage citoyen « Ma commune, mon maire et moi », dans le cadre des élections municipales de mars prochain. 67% des Seinomarins et 87% des Eurois disent ne pas pouvoir se passer de leur voiture, ce qui s’explique « en partie par la densité des transports en commun », selon la directrice générale de l’Agence d’urbanisme de Rouen et des boucles de la Seine et Eure, qui conseille les collectivités. « Il y a beaucoup de centralités, de centres-bourgs. C’est un espace assez rural tout compte fait, donc ça ne permet pas de pouvoir se déplacer autrement qu’en voiture ».

Autre raison, « raison économique » : « l’enquête le dit, les personnes aimeraient pouvoir se déplacer autrement qu’en voiture, mais parfois, en fait, il n’y a pas de possibilité, donc ils se déplacent en fait en voiture. C’est à défaut d’autre chose et c’est aussi parfois parce qu’en fait, ils habitent trop loin, tout simplement. C’est aussi parce qu’ils ont fait le choix ou ils ont été obligés, par exemple, de devoir aller habiter plus loin que dans les centralités, où il n’y avait pas d’habitat accessible pour eux, dans le milieu financier. » Les habitudes des Français ont évolué, dans les années 1960, ils parcouraient 3 kilomètres pour travailler, c’est désormais 19 kilomètres cette année.

Permettre des liaisons douces entre les bourgs

L’agence essaye d’accompagner les territoires et les élus, à développer par exemple, « des liaisons douces entre les bourgs et permettre aux personnes de se déplacer plutôt à pied ou plutôt par exemple à vélo, au lieu de la voiture. » En Seine-Maritime, dans l’inter Caux Vexin (Quincampoix, Buchy), elle identifie notamment des « territoires ruraux, utilisés il y a encore bien 20 ou 30 ans, qui ont fini par être oubliés. On travaille à l’heure actuelle avec les élus pour identifier d’un bourg à un autre, ou par exemple d’une gare à une zone d’habitat, quels sont les chemins ruraux qui existaient ou qui existent encore, qui pourraient être un support pour demain, aussi bien pour des enfants que des adultes, aller à pied ou à vélo à l’école, mais aussi aller par exemple du bourg jusqu’à la gare et se permettre de se passer de son véhicule. » Les Français attendent un coup de pouce de leur maire pour lâcher leur voiture. 7 sur 10 l’utilisent tous les jours.

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